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Opération Kadesh – Contexte

e-Musée > Guerres et Opérations > Guerres > Opération Kadesh > Contexte

II. Protocoles de Sèvres et Début de la Guerre

III. Déroulement de la Guerre

IV. Rôles Joués par l’Armée de l’Air et par la Marine

V. Cessez-le-feu et Échange de Prisonniers

I. Contexte

L’Opération franco-israélo-britannique de 1956 (hébreu : מבצע קדש, ‘Mivtsa Kadesh’), également connue en Israël sous le nom de Campagne du Sinaï ou d’Opération Kadesh, a été pour Israël une guerre préventive visant à résoudre trois problèmes dans ses relations avec l’Égypte :

  • L’activité terroriste – l’activité d’infiltration en Israël à des fins de vol, braquage, sabotage et meurtre, qui  débuta dès la fin de la Guerre d’Indépendance, fut exacerbée en avril 1955 avec l’actionnement des unités de « fedayin » qui étaient sous l’autorité des renseignements égyptiens. Ces groupes de commandos palestiniens ne reconnaissant pas Israël s’introduisaient en territoire israélien en passant par la frontière avec l’Égypte puis plus tard par la frontière avec la Jordanie, et perturbaient le cours normal de la vie dans les communautés israéliennes adjacentes. Israël répondit à ces attaques par des opérations de représailles, dont certaines furent étendues comme celle de Qalqilya le 10 octobre 1956, mais cela ne suffit pas à mettre fin à cette activité terroriste.
  • Atteinte à la liberté de navigation – dès 1951, l’Égypte bloqua à Israël l’accès au canal de Suez, et empêcha deux ans durant la circulation des navires étrangers transportant des marchandises en Israël. En 1953, les Égyptiens décidèrent de bloquer l’accès au détroit de Tiran à la flotte israélienne, et en septembre 1955 ils étendirent cette fermeture à l’espace aérien au-dessus du détroit de Tiran. Ces actions étaient contraires au droit international, mais les tentatives israéliennes de résoudre ce problème par la voie diplomatique furent infructueuses. En octobre 1955, Israël envisagea d’agir militairement afin de rouvrir le détroit de Tiran, mais le gouvernement décida finalement que le moment n’était pas opportun.
  • Atteinte à l’équilibre des forces – à partir de septembre 1955, un contrat de vente d’armes de la Tchécoslovaquie à l’Égypte permit à cette dernière de posséder des armes soviétiques en quantité et qualité supérieures à tout ce qui était connu jusqu’alors dans la région. Cela portait atteinte à la fois à l’équilibre des forces dans la région en matière d’armement et à la force de dissuasion d’Israël. La mise en place de quartiers généraux militaires conjoints entre la Syrie et l’Égypte (rejoints par la Jordanie après l’Opération Kadesh), combinée aux déclarations des dirigeants du monde arabe, faisaient craindre à l’État d’Israël que ces pays chercheraient à  le détruire le moment venu.

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