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6 mai 2012

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23 ans après avoir froidement abattu le soldat Ilan Saadon, le Hamas n’a pas changé de visage

par Tsahal - Armée de Défense d'Israël

Il y a tout juste 23 ans, le Caporal Ilan Saadon fait de l’autostop pour retourner à sa base, lorsque des terroristes du Hamas le capturent et s’engagent sur la route de Gaza. Ilan sera assassiné sur le bas-côté de la route et son corps, enterré dans la région de Palmachim,  ne sera retrouvé que sept ans plus tard, le 12 août 1996

Le Hamas a été fondé par le Sheikh Ahmed Yassin en 1987. Au début de la première Intifada à la fin des années 1980, Yassin donne l’ordre à ses soldats d’enlever et de tuer le plus de soldats israéliens possible.

Le 3 mai 1989, Ilan et ses amis font de l’autostop au carrefour de Re’em (Masmia) –  pratique habituelle à l’époque pour les soldats, en raison d’un manque de transports publics dans la région et dont les base se trouvent parfois dans des zones reculées.

Ilan Saadon

Une voiture blanche avec une plaque d’immatriculation israélienne s’arrête au carrefour. A l’intérieur, les terroristes Mahmoud Mabhouh et Muhammed Nasser, déguisés en Juifs orthodoxes, proposent à Ilan de l’accompagner, en prétextant qu’il reste justement une place vacante dans le véhicule. Ilan monte dans la voiture et se sépare donc de ses amis. Mabhouh et Nasser avaient prévu de ramener leur otage dans la bande de Gaza et de réclamer en l’échange de son retour la libération de prisonniers palestiniens. Cependant, une voiture de Tsahal patrouille dans la zone et les terroristes sont forcés de changer leurs plans. Ils prennent finalement la direction de Palmachim, vers le nord d’Israël.

Arrivés à Palmachim, Ilan s’en prend aux terroristes et tente de s’échapper, mais ils lui tirent dessus et l’abattent. Mabhouh et Nasser enterrent le corps d’Ilan un peu plus loin et reprennent leur voiture en direction de Gaza.

Deux jours plus tard, le 5 mai 1989, Ilan est porté disparu parce qu’il ne s’est pas présenté à sa base à Latrun. Des équipes de sauvetage se lancent à sa recherche à travers tout le pays. Les autorités découvrent la voiture blanche où des traces de sang et des empreintes digitales d’Ilan sont identifiées, mais ne parviennent pas à retrouver son corps.

Pendant les recherches pour retrouver le corps d’Ilan, les autorités israéliennes retrouvent le cadavre du Sergent Avi Sasportas, à proximité de la bande de Gaza. Avi était urgentiste dans les forces spéciales des parachutistes, l’unité Maglan. Le 16 février 1989, il était lui-aussi monté à bord d’un véhicule au carrefour de Hodaya. Il avait été kidnappé et tué par deux terroristes du Hamas, et enterré au carrefour Givati.

Avi Sasportas

7 ans plus tard, au printemps 1996, les autorités israéliennes reçoivent deux cartes dessinées par Mahmoud et Nasser révélant l’endroit où le corps d’Ilan a été enterré. Le retrouver sans cet indice relevait presque de l’impossible puisque une nouvelle route avait été justement construite exactement à cet endroit entre temps.

Néanmoins,  après de nombreux calculs et des recherches intensives, la police israélienne se met enfin à creuser pour retrouver le corps d’Ilan.

Le 11 août 1996, le corps d’Ilan Saadon est retrouvé entre le carrefour de Gan Rave et de Gan Soreq. Il est transféré au cimetière militaire d’Ashkelon au sud d’Israël, sa ville natale.

Une stratégie bien rodée pour le Hamas

Ces vingt dernières années, les dirigeants du Hamas ont encouragé leurs partisans à kidnapper des soldats de Tsahal et à les utiliser comme monnaie d’échange pour obtenir la libération de prisonniers palestiniens, tous comdamnés pour leur implication dans des activités terroristes.

« A tous mes soldats: le moyen de libérer les prisonniers est de les échanger … Une arrestation contre une arrestation, et la liberté contre la liberté ! « – Khaled Al-Batsh, dirigeant du Jihad islamique 25 Avril 2012.

Le Hamas sait que Tsahal accorde une grande importance à la vie et que l’armée israélienne fera tout ce qui est en son pouvoir pour ramener ses soldats au pays sains et saufs.

Le vrai visage d’Ismail Haniyeh : « Nous ne reconnaîtrons jamais Israël »

Le 18 Octobre 2011, Israël a décidé de relâcher 1.027 prisonniers palestiniens en échange d’un soldat, Gilad Shalit

« L’accord de l’échange était un message à l’occupation (israélienne) que la résistance et le peuple palestinien va poursuivre ce genre d’activités. Nous sommes dans une bataille pour les prisonniers, et nous allons gagner. « 

Omar Abou Sanina était l’un de ses prisonniers libéré contre Gilad Shalit. L’Agence de sécurité israélienne a récemment intercepté ne clé USB qu’il avait envoyé à sa famille de Judée-Samarie contenant les instructions et les conseils nécessaires pour enlever un soldat israélien.

“Il faut éviter de cacher [le soldat enlevé] dans les lieux déserts, comme des grottes ou des forêts, à moins qu’il s’agisse de son corps ou de sa tête coupée. Si le soldat est en vie, il devra être visité au moins une fois par semaine pour le nourrir. Il est préférable de le cacher dans une maison, une ferme ou un lieu de travail. Les armes et les explosifs nécessaires devront être préparés à l’avance dans la plus grande discrétion. Il est possible de se procurer les armes chez l’ennemi, en utilisant des armes froides comme des couteaux ou des lames. La première étape consiste à réunir une petite équipe, à la former et à fournir à chaque membre les armes et l’équipement nécessaires.Il ne faudra communiquer autour de l’enlèvement que lorsque vous aurez la certitude que l’opération est réussie et seulement via des messages codés.  »

Pour faire face à cette menace du Hamas, Tsahal a pris une série de mesures de sécurité et de sensibilisation, notamment l’interdiction de toute forme d’autostop, des entraînements de Krav Maga et la distribution de bombes lacrymogènes à toutes les soldates. Malgré ces précautions, les menaces proférées par le Hamas continuent d’inquiéter les soldats et les civils israéliens.

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