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28 mars 2012

24 heures avec les soldats de la frontière israélo-égyptienne

par Tsahal - Armée de Défense d'Israël
Un soldat près de la frontière égyptienne

La frontière israélo-égyptienne qui était considérée par le passé comme une frontière silencieuse est désormais une zone fragilisée par des activités terroristes et criminelles. Nos reporters sont allés à la rencontre de ces soldats qui veillent sur la frontière sans relâche.

Sous un soleil de plomb ou par un froid désertique extrême, voici les soldats qui veillent sur la frontière israélo-égyptienne. Pour ces combattants, la journée commence à l’aube et ils sont directement sollicités pour remplir diverses missions. Ce n’est que 12 heures ou 24 heures plus tard qu’ils regagneront leurs lits pour se reposer.

Rappel, Vendredi 9 mars 2012: les Renseignements militaires savent qu’une attaque terroriste planifiée par Musa Ahmed Zuhair Kisi est imminente. Les signes sont clairs et un groupe de terroristes armés attend ses ordres. Ils appartiennent aux Comités de résistance populaire. L’aviation israélienne déjoue l’attaque en ciblant le terroriste Musa Ahmed Zuhair Kisi, un haut responsable des CRP, et Mahmud Ahmed Ahmud Hanani, l’un de ses complices, tous deux en charge de la préparation de l’attaque. Ils sont éliminés par une frappe sur leur voiture.

Deux jours plus tôt, les soldats de la brigade Nahal sont déjà stationnés le long de la frontière. Le jour se lève et les soldats sont réunis autour d’un petit-déjeuner qui leur donnera la force de venir à bout de la journée.

12h30: une fois l’ensemble des préparatifs achevés en vue d’une patrouille le long de la frontière, les soldats et leurs commandants emballent la nourriture encore chaude qu’ils mangeront sur le terrain. D’autres soldats feront la distribution aux différents postes de contrôle quelques heures plus tard.

13h45: un hammer s’arrête à l’entrée de la base. Des gilets par balles et des casques en céramique sont éjectés de part et d’autre du véhicule. Les soldats se tiennent en file indienne et s’empressent de mettre la nourriture à l’intérieur ainsi que les litres d’eau nécessaires pour pouvoir tenir toute une journée sur le terrain. La jeep dépose chaque groupe de soldats à son poste de contrôle le long de la frontière. Leur mission consiste essentiellement à superviser la construction de la clôture de sécurité et d’empêcher toute menace de se concrétiser. Il est déjà possible de deviner a quoi ressemblera la clôture « Sablier ».

Le projet « Sablier » consiste en l’édification d’une barrière qui va être construite le long de la frontière israélo-égyptienne. Une série d’obstacles physiques et technologiques, qui protégeront Israël des menaces terroristes qui pèsent sur la région et des tentatives d’infiltration.

Projet Sablier

La clôture "sablier"

Dans tous les cas, ces soldats auront beaucoup d’heures pour imaginer la future clôture. Des véhicules militaires effectuent des patrouilles, les soldats sont équipés de masques, de gilets par balles et des outils de défense nécessaires en cas d’attaque.

Un soldat près de la frontière égyptienne

Un soldat près de la frontière égyptienne

14h00: les soldats sortent leurs jumelles et observent les alentours. Entre les dunes, on peut apercevoir un groupe de soldats égyptiens marchant en ligne droite, mais ceux-ci ne représentent pas de danger. Bien que la frontière soit devenue un espace de tension, les soldats restent calme. Tout est une question de compétence.

Dès l’aube et ce jusqu’aux heures obscures de la nuit, les soldats observent. Ils attendent le moment où ils pourront rentrer se doucher, se détendre, parler d’autre chose et finalement aller se coucher.

16h00: un tracteur fait apparition, les soldats redoublent de vigilance.

18h00: pour les soldats qui ne sont pas en patrouille, c’est l’heure de faire une pause et de reprendre des forces. La soirée se déroule sur fond de chants, de rires et d’applaudissements. A deux jours de l’élimination du terroriste Musa Ahmed Zuhair Kisi, les soldats savent déjà qu’ils ne rentreront pas chez eux ce week-end. Cette petite soirée, organisée subitement, a sûrement pour but de leur remonter un peu le moral.

20h30: les soldats sont toujours en alerte, casque sur la tête et arme sur l’épaule.

20h50: les soldats rentrent vers leur base, mais une sensation d’alerte plane encore dans l’air. La pression est palpable. La brigade accomplit les tâches obligatoires, à savoir le nettoyage des armes, des gilets par balles et les différentes tâches ménagères.

Il est enfin temps d’aller dormir. La lune, particulièrement lumineuse ce soir, éclaire le campement. Les portes des chambres de certains soldats se ferment tandis que d’autres profitent de ce moment pour regarder un film ou jouer. On peut entendre les « Je t’aime » de ceux qui parlent au téléphone à leur petite amie, ou encore les paroles rassurantes dites à leurs parents afin qu’ils ne s’inquiètent pas. Bien-sûr, les soldats connaissent les limites de ces conversations privées: ils n’ont pas le droit de donner des détails à leurs proches sur le lieu où ils se trouvent, ou sur la teneur de leur mission.

Nous sommes ici depuis ce matin et nous observons ce groupe de jeunes hommes : ce sont des soldats, des combattants, des frères. La pression et le niveau de compétence exigés d’eux les poussent à bout et seule la complicité qui s’est installée entre eux leur permet de tenir le coup. En fait, nous n’avons pas devant nous un groupe de jeunes hommes, mais une famille.

23H00: extinction des feux. En quelques secondes, le silence envahit la tente des soldats. Avec les années, les soldats ont développé une technique pour s’endormir en un clin d’oeil. D’un point de vue extérieur, cela reste surprenant: ils ferment les yeux, en plein soleil, dans un environnement bruyant, dans le froid ou la canicule et rien ne peut les perturber. Jusqu’à la prochaine alerte.

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