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7 mars 2012

Une mini-révolution est en marche dans les brigades d’infanterie

par Tsahal - Armée de Défense d'Israël

Depuis peu, l’équipement des brigades d’infanterie de Tsahal a fait l’objet d’une véritable révolution. L’objectif ? Intégrer progressivement des outils tels que des véhicules sans pilotes, des nouveaux systèmes d’artillerie et des dispositifs de surveillance thermique qui assurent la protection d’une zone ou d’un périmètre dans une obscurité totale.

Optimiser les capacités technologiques des brigades d’infanterie

«Notre but est d’optimiser nos capacités sur le plan technologique », a déclaré le Lieutenant-Colonel Eran Granit, l’un des responsables des forces terrestres, «Depuis la Seconde Guerre du Liban, nous avons mené une révolution pour que les unités d’infanterie puissent elles aussi bénéficier des progrès technologiques de Tsahal.»

Cet officiel a rappelé dans quels domaines les principales innovations avaient été les plus importantes ces derniers temps. Il a parlé de la manoeuvre mécanisée, et de la protection contre les missiles anti-chars, mais aussi des nouveaux systèmes facilitant la collecte de renseignements sur le terrain et la commande à distance.

Les véhicules sans pilotes, les drones, dont les brigades d’infanterie ont commencé à se servir pour des missions de surveillance et d’observation près de Gaza, ont ouvert une nouvelle voie.

Un drone Heron en vol

« Ces engins sauvent des vies et permettent aux soldats de ne plus effectuer des missions répétitives et de s’exposer systématiquement au danger, » a affirmé le Lieutenant-Colonel Granit.

Pour mieux comprendre de quoi il s’agit, deux exemples de nouvelles technologies nouvellement utilisées par les Brigades d’Infanterie

La grenade SIMON 

Une des tâches les plus dangereuses dans la guérilla urbaine est d’entrer dans un bâtiment avec des combattants ennemis à l’intérieur. Les sons émis par les soldats essayant d’ouvrir la porte peuvent permettre à l’ennemi de les localiser ou encore la porte peut-être piégée.

La solution ? Le SIMON. C’est un petit système moderne et léger conçu pour défoncer les portes. Il se fixe au bout de n’importe quel fusil d’assaut et peut être tiré à une distance de sécurité de 15 à 30 mètres. Lorsque la pointe du SIMON frappe la porte, les explosifs présents dans l’ogive sont déclenchés et le souffle de l’explosion ouvre la porte. SIMON ne contient que 120 à 150 grammes d’explosifs, mais sa forme spéciale permet de diriger l’explosion sur la porte uniquement, ce qui limite le danger pour les personnes à l’intérieur comme à l’extérieur du bâtiment.

Le VIPeR (Versatile, Intelligent, Portable Robot)

Un soldat utilisant le VIPeR

Ce robot portable et léger est conçu spécifiquement pour faire face à la guérilla urbaine. Ses roues particulières lui permettent de changer de forme. VIPeR peut surmonter une grande variété d’obstacles tels que des escaliers ou de gros rochers à monter ou encore ramper dans des espaces confinés ou des grottes. Ses multiples caméras fonctionnent de jour comme de nuit, et ses micros, son GPS et ses capteurs peuvent détecter et localiser les produits chimiques, les gaz, les explosifs et les radiations. Un seul soldat contrôle le robot à l’aide d’une manette ressemblant à celle d’un jeu vidéo et d’un casque sur lequel s’affiche tout ce que voit le VIPeR. Il ne pèse pas plus de onze kg et peut facilement être transporté dans le sac à dos des soldats. En plus d’être l’outil parfait pour la surveillance et les missions de reconnaissance, cet étonnant robot peut être équipé d’un bras robotisé et d’une pince, d’un mini-Uzi 9mm ou même d’un lance-grenade.

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