Aller au contenu principal

5 mars 2012

Le Comité international de la Croix-Rouge se trompe de coupables

par Tsahal - Armée de Défense d'Israël

En avril 2011, la vice-directrice de la Croix-Rouge à Gaza, Mathilde Redmatn, déclarait qu’il n’y a pas de crise humanitaire dans la brande de Gaza. Pourtant, la Croix Rouge continue sur son twitter officiel à lier vers un article de son site pour y affirmer que “les soins de santé sont en danger, à Gaza” et pointe son doigt accusateur sur Israël. 

Et l’article d’ajouter encore que “l’importation de fournitures médicales dans la bande de Gaza est soumise à des restrictions, ce qui entraîne de fréquentes pénuries de médicaments”. Sauf que depuis déjà longtemps, ces restrictions ont été levées, afin de faciliter les conditions de vie de la population palestinienne. Que disait Voltaire? Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose…

« Il n’y a pas de restriction israélienne sur la quantité et les types de médicaments transférés »

L’équipe du site en français de Tsahal a décidé d’en savoir plus, pour mieux vous informer. Nous rencontrons le Commandant Moshe Levy, à la base du CLA en bordure de Gaza. Celui ci est responsable de la Branche des Relations Publiques de l’unité de coordination des activités gouvernementales dans les territoires.

« Israël autorise le passage de tous les médicaments et les équipements médicaux achetés par l’Autorité Palestinienne. Aucune restriction de la part d’Israël n’est exercée sur la quantité et le type de médicaments transférés vers Gaza », explique le Commandant Moshe Levy.

Mais alors, d’où vient le manque de médicament? Il existe en effet une certaine pénurie dans la bande de Gaza.

« Effectivement, mais il n’est pas dû à des restrictions israéliennes. C’est le faible budget consacré à la santé par l’Autorité Palestinienne qui la cause! A titre d’exemple, le budget annuel de l’Autorité Palestinienne consacré à l’achat de médicaments et de matériel médical pour la population palestinienne de Judée-Samarie et de Gaza (environ 3,5 millions d’habitants), est inférieur au budget de l’hôpital israélien Tel Hachomer du centre du pays, qui prend en charge moins d’un million de patients par an. »

« Le budget accordé à l’achat de médicaments est insuffisant, d’où le manque de médicaments observé »

 

Le ministère de la Santé de Gaza est en contact avec l’Autorité Palestinienne en Judée-Samarie et doit, selon les règles mises en place par les Palestiniens, faire part de ses demandes au ministère de la Santé palestinien à Ramallah. Si l’Autorité Palestinienne dispose de ces médicaments en stock, elle assure le transfert des médicaments vers Gaza, via le point de passage de Kerem Shalom.

« Si ce n’est pas le cas, l’Autorité Palestinienne formule à son tour une demande au ministère israélien de la Santé qui vérifie que tous les médicaments transférés à l’attention des civils de Gaza sont conformes aux normes israéliennes – en s’assurant par exemple qu’il ne s’agit pas de médicaments périmés, » continue le Commant Moshe Levy.

En 2011, 407 camions ne transportant que des médicaments ont ravitaillé la population de Gaza. Ces médicaments ont été envoyés, transférés ou achetés par l’Autorité Palestinienne.

100% des demandes palestiniennes sont satisfaites par le ministère israélien de la Santé.

« Ce qui est demandé, est transféré », poursuit le Commandant Moshe Levy, « Le transfert de médicaments est prioritaire sur toutes les autres marchandises. »

Et donc, Israël ne pose aucune restriction à l’import de médicaments à Gaza?

« Bien au contraire. Le nombre de camions transportant des médicaments et de l’équipement médical qui entrent dans Gaza depuis Israël ne cesse d’augmenter: 361 camions en 2010, 407 camions en 2011. Le tout, selon les demandes de l’Autorité Palestinienne. Si les demandes augmentent, nous augmenterons les camions. »

Aujourd’hui, la quantité de marchandises transférée dépend donc uniquement des commandes de l’Autorité Palestinienne. Des intermédiaires, appartenant à l’administration palestinienne de l’Autorité Palestinienne sous l’autorité du président palestinien Mahmoud Abbas, sont responsable du contact avec Israël afin qu’aucun contact direct n’ait lieu avec les terroristes du Hamas en charge à Gaza.

Point de Passage de Kerem Shalom

Israël transfère la quantité de marchandises qui est commandée, mais sa capacité de transfert est supérieure (400 camions en une journée soit 12000 tonnes de marchandises). Il incombe à l’Autorité Palestinienne de maximiser la capacité de transfert totale du point de passage de Kerem Shalom, et d’éviter les pénuries.

Les Gazaouis ont la possibilité de se faire soigner en Israël

Selon le rapport de l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) pour 2011, 93% des demandes de l’Autorité Palestinienne pour que des Gazaouis soit soignés en dehors de la bande de Gaza sont autorisées par Israël.

Des pays donateurs envoient également des médicaments qui – après leur qualité contrôlée par Israël – sont automatiquement mis à la disposition de l’Autorité Palestinienne. Ces dons constituent une grande part de l’approvisionnement en médicaments des Gazaouis.

« Nous savons qu’il y a un manque de médicaments à Gaza. Le budget alloué par l’Autorité Palestinienne à la santé dans le territoire est inférieur au besoin. Pour faire face à ce problème, nous donnons la possibilité à des malades palestiniens de se faire soigner en Israël, Jérusalem-est, ou en Judée-Samarie. Ces traitements sont pris en charge par l’Autorité Palestinienne et coordonnés par l’unité de coordination des activités gouvernementales dans les territoires de Tsahal. »

Au seul mois de décembre dernier, 1,371 autorisations ont été délivrées à des patients gazaouis pour des raisons médicales, afin de leur permettre de recevoir un traitement dans les hôpitaux israéliens et de Judée-Samarie (Cisjordanie). Par ailleurs, 702 patients palestiniens et 669 accompagnateurs se sont rendus en Israël en décembre pour y être soignés par des Israéliens, sans aucune facture. Sur une population d’environ 1.6 millions d’habitants, c’est donc environ 1 Gazaoui sur mille qui est sorti en Israël durant le mois de décembre par par le point de passage d’Erez.

 En 2011, plus de 18000 patients et accompagnateurs se sont faits soigner en dehors de la bande de Gaza, 48% d’entre eux ont été pris en charge dans des hôpitaux israéliens.

Par ailleurs, chaque mois, des familles palestiniennes de Judée-Samarie et des arabes israéliens entrent visiter leurs proches à Gaza. Au cours des six premiers mois de l’année 2011, 83 058 Palestiniens ont été transférés en Israël pour recevoir des soins médicaux. Depuis 2010, l’Administration Civile a dépensé cinq millions de shekels pour venir en aide à des patients palestiniens. Dans le même temps, 139 678 tonnes de marchandises dont des centaines de tonnes de médicaments et d’équipement médical ont été transférées vers la bande de Gaza par le point de passage de Kerem Shalom, au sud de la zone.

Dans les derniers mois, nous vous avons invité souvent à lire l’histoire de plusieurs patients palestiniens dont le traitement médical a été intégralement pris en charge par l’Administration civile. Par exemple, celle d’un enfant souffrant d’un important problème rénal. Ces 5 dernières années, un jeune palestinien de 9 ans, originaire de Hébron, a été pris en charge pour une insuffisance rénale chronique à l’hôpital israélien, Shaarei Tzedek, de Jérusalem. Le garçon se rend à l’hôpital trois fois par semaine, accompagné de sa famille, pour y subir un traitement de dialyse. La responsable des questions de santé au sein de l’Administration Civile, Dalia Bassa, est en contact permanent avec la famille et coordonne leurs entrées et sorties du territoire israélien.

«L’Administration Civile accompagne cette famille depuis environ cinq ans», explique Madame Bassa, «Nous attendons que la situation de l’enfant se stabilise pour effectuer une transplantation qui sera prise en charge par l’Administration Civile» ajoute-t-elle.

Encore à voir sur le même sujet, une vidée sur Baraa Inhabi, une palestinienne soignée en Israël, qui à 29 ans et mère de cinq enfants a reçu un traitement à l’hôpital Hadassah Ein Kerem à Jérusalem grâce à la coordination entre l’Administration Civile et l’Autorité Palestinienne en Judée-Samarie. La bonne coopération des autorités israéliennes et palestiniennes a enfin permis la formation des médecins opérant dans sa région de Cisjordanie aux modalités de traitement dont elle était dépendante.

Si vous souhaitez transférer des médicaments ou de l’aide humanitaire à la population de la bande de Gaza, voici la marche à suivre

L’UNRWA et le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) sont les principales organisations opérant sur une base régulière dans la bande de Gaza.

  1.  Pour faire une donation aux palestiniens de la bande de Gaza, contacter l’une des organisations humanitaires. Il est possible de trouver les informations nécessaires pour nouer contact avec ces organisations sur leurs sites internet respectifs.
  2.  Les organisations humanitaires qui opèrent dans la bande de Gaza soumettent toutes leurs demandes formelles à la branche des organisations internationales de l’Unité de Coordination des Activités Gouvernementales dans les Territoires (CAGT).
  3.  L’officier des donations de la CAGT, qui appartient à la branche des organisations internationales de l’unité, est chargé d’approuver et de coordonner le transfert de toutes les donations. L’UNRWA, la Croix-Rouge et les principales autres organisations reçoivent généralement un accord immédiat.
  4. Les demandes pour les articles à double emploi doivent être examinées, et ce afin de limiter leur utilisation par des groupes terroristes. Que veux dire le terme “double emploi”? Certains matériaux ont des propriétés qui les rendent intéressant pour les groupes terroristes notamment pour la fabrication d’armes artisanales (mais néanmoins meurtrières). Ces matériaux sont en général autorisés à l’import après une vérification de leur emploi au sein de l’organisation demandeuse.
  5.  Pour chaque demande présentée, Israël transfère des milliers de tonnes de biens et matériaux dans la bande de Gaza via le point de passage terrestre de Kerem Shalom.

Ca marche vraiment ?

En juin 2011, un convoi européen a atteint le point de passage de Rafah, à la frontière égyptienne. Les dix organisations de défense des Droits de l’Homme européennes du convoi ont transféré 30 tonnes de fournitures médicales, 12 ambulances, de la nourriture pour bébés et des chaises roulantes vers la bande de Gaza, en coordonnant leurs efforts avec le Croissant-Rouge égyptien. Une goutte d’eau dans la mer face aux chiffres de l’importation au point de passage de Kerem Shalom, mais un geste touchant, et surtout pacifique.

Le transfert de marchandises n’a pas généré de violence parce que les organisateurs n’étaient concentrés que sur la livraison des biens, plutôt que sur la délégitimation d’Israël au moyen d’une confrontation violente. En contre-partie, la plupart des bateaux des différentes flottilles ne transportaient même pas de cargaison humanitaire.

« Les demandes palestiniennes sont satisfaites, elles sont organisés et coordonnées par Israël. Mais le budget palestinien ne permet pas de couvrir les besoins d’une population qui ne cesse d’augmenter. Ainsi, les demandes de l’Autorité Palestinienne ne correspondent pas aux besoin réels. », a rappelé pour finir le Commandant Moshe Levy, responsable de la Branche des Relations Publiques de l’unité de coordination des activités gouvernementales dans les territoires.

Se pourrait-il qu’Israël ne soit pas le seul responsable des difficultés des Palestiniens de Gaza? Une vérité apparemment parfois difficile à concevoir pour certains.

Prenez vos infos à la source! Rejoignez-nous sur Facebook, et suivez le fil info de Tsahal sur Twitter. Tous les communiqués et nouvelles, à un clic de chez vous. 

Twitter: https://twitter.com/#!/Tsahal_IDF

Facebook: http://www.facebook.com/tsahalarmeededefensedIsrael

Publicités

Les commentaires sont fermés.

%d blogueurs aiment cette page :