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2 mars 2012

« Chaque jour passé en mer, impuissant, j’observe les roquettes tirées sur ma maison »

par Tsahal - Armée de Défense d'Israël

Dans la peau du Sergent Maor Elbaz, combattant sur un patrouilleur de la marine de la classe Dabur au large de la bande de Gaza. Sa mission, faire appliquer le blocus maritime, lui tient particulièrement à cœur. Pourquoi ? Maor et sa famille habitent à Ashdod et plusieurs tirs de roquettes du Hamas ne sont pas passés loin de chez lui. 

Patrouilleurs de classe Dabur

Les patrouilleurs de classe Dabur sont utilisés pour maintenir la sécurité des côtes et pour lutter contre le terrorisme depuis les années 1970.

Malgré les trois années qui se sont écoulées, dans la base de la marine israélienne située à d’Ashdod, il est impossible d’oublier un instant l’Opération Plomb Durci. Depuis, les combattants opèrent chaque jour pour faire appliquer le blocus maritime légal imposé sur la bande de Gaza.

Depuis le 3 janvier 2009, un blocus maritime légal au large des côtes de la bande de Gaza, jusqu’à une distance de 20 miles de la côte a été imposé sur la bande de Gaza. Cette mesure, selon ce que prévoit le droit international, permet de prévenir l’entrée de navires dans les ports contrôlés par l’ennemi (dans ce cas, il s’agit du Hamas et d’autres organisations terroristes palestiniennes), ainsi que le départ de navires depuis ces ports.Ce blocus a été imposé pour des raisons de sécurité évidentes. Le Hamas et les autres organisations terroristes implantées dans la bande de Gaza continuent de s’armer en permanence et utilisent notamment la mer afin d’organiser le trafic d’armes.

La mission de Maor et des autres est essentielle. En 2009 par exemple, la marine israélienne arraisonne par exemple le Francop, un bateau en provenance d’Iran qui transporte un chargement de 500 tonnes d’armement (armes, missiles et roquettes) dissimulé sous des sacs en polyéthylène et qui doit être transféré clandestinement au Hezbollah au Liban.

Missiles trouvés sur le Francop

Pour Maor, qui est l’un de ces combattants, il ne s’agit pas simplement d’une mission militaire

«J’habitais à Ashdod au début de l’Opération Plomb Durci, et je me souviens de chaque roquette qui a frappé subitement la ville», raconte le Sergent Elbaz.

«Je suis sorti avec mon petit frère pour lui acheter un cadeau d’anniversaire, lorsqu’une roquette est tombée à 100 mètres de nous. Les premiers jours de l’opération, une voisine a été tuée par une roquette qui s’était abattue sur sa maison.»

Maor et ses co-équipiers sont combattants de la marine. Déployés dans le sud du pays, ils s’efforcent de faire appliquer le blocus maritime légal imposé sur la bande de Gaza.

Observer, impuissant, les flux  de roquettes tirées depuis Gaza sur le sud du pays

«Lorsque j’ai commencé mon service ici, j’ai compris le lien étroit existant entre ce qu’on fait ici, et ce qui se passe près de chez moi», a-t-il raconté.

«D’ici, en un coup d’œil, on aperçoit Gaza et Ashkelon, sans même avoir à tourner la tête. En nous rapprochant plus près de la côte, la frontière apparaît, et l’on peut distinguer les silhouettes des habitants de Gaza et celles de nos soldats.»

«La menace des tirs des roquettes sur les communautés du sud du pays n’a pas disparu. Au contraire, elle est plus forte que jamais.»

Au mois de février, en moyenne, une roquette par jour a frappé le sud d’Israël

Une traînée de fumée est aperçue après le lancement d'une roquette sur Israël depuis la bande de Gaza

«Lorsqu’une roquette est tirée sur Ashdod ou Ashkelon depuis Gaza, on le voit depuis la mer. Nous ne pouvons rien faire, juste nous assurer qu’il n’y a pas eu de blessé», raconte Maor.

«En dépit de nos inquiétudes, lorsque nous sommes en mer, nous nous sentons déconnectés.»

«Je m’efforce de m’accommoder de cette situation particulière. Il n’est pas simple d’opérer de manière professionnelle, quand on a peur pour ses proches et pour sa maison,» confie Maor avant d’ajouter «mais je n’ai pas le choix.»

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