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1 mars 2012

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Avec les forces spéciales qui combattront demain le Hezbollah

par Tsahal - Armée de Défense d'Israël

C’est au Nord d’Israël, non loin d’Elyakim, que nous avons rencontré le Lieutenant Tiran Alili, vice-commandant du programme de formation intensive au « combat de guérilla » mis au point par le centre tactique de Tsahal. Une formation entièrement dédiée au combat contre le Hezbollah, renforcé au Sud-Liban, et destinée aux meilleurs officiers des unités d’élites combattantes.

“Ils sont là, et nous regardent peut-être en ce moment. Avant 2006, nous aurions vu des voitures marquées du drapeau jaune du Hezbollah. L’organisation opérait ouvertement au Sud Liban. Mais les apparences sont trompeuses. Elle n’a pas disparu, bien au contraire, l’organisation s’est réarmée, et dispose d’infrastructures modernes. Le Hezbollah a simplement appris à se cacher parmi les civils, ” nous déclarait un officier militaire à la frontière libanaise il y a quelques semaines. Le Hezbollah est loin d’avoir disparu au Sud-Liban, bien au contraire.

Malgré la présence de la FINUL, il y assoit son pouvoir sur une population civile prise en tenaille. Dans cette zone, estimait à la conférence d’Herzliya le général Benny Ganz, Chef d’Etat-major de Tsahal, une maison civile sur dix sert de cache d’arme au Hezbollah.

Une formation adaptée aux leçons tirées de la Deuxième Guerre du Liban

La Deuxième Guerre du Liban a éclaté à l’été 2006 et opposé les terroristes du Hezbollah à Tsahal, alors qu’Israël se bat pour faire cesser les nombreux tirs de roquettes Katioucha tirées par le Hezbollah sur les villes du nord d’Israël. Un million de civils sont pris sous le feu de l’organisation terroriste. L’activité économique en Israël est paralysée, les citoyens priés de ne pas sortir d’abris anti-aériens.

Les entraînement ont lieu dans un environnement densément boisé, semblable au paysage du Sud-Liban.

Il s’agit également pour Tsahal d’affecter en profondeur l’organisation terroriste, qui opère du territoire libanais. Et puis, surtout, l’objectif est de libérer deux soldats israéliens kidnappés par des hommes du Hezbollah le 12 juillet au matin. Cette attaque meurtrière dans laquelle ont péri leurs coéquipiers, a été mené au delà de la ligne Bleue, en plein territoire israélien. Ce but ne sera atteint qu’en 2008, longtemps après la fin du conflit de l’été 2006 : les corps d’Eldad Regev et Udi Goldwasser ont été remis à Israël contre plusieurs centaines de terroristes.

Six ans plus tard, le Hezbollah s’est largement réarmé au Sud-Liban et ce malgré l’interdiction formelle contenue dans la résolution 1701 adoptée par le Conseil de Sécurité de l’ONU à la fin de la guerre. Cette résolution prévoit la libération des soldats kidnappés ainsi que le désarmement du Hezbollah. Deux objectifs illusoires, face à une organisation terroriste dont le but avoué est de tuer le plus de Juifs possible et d’éradiquer Israël.

“Certains villages libanais, comme Al Khiam, sont devenues de véritables bases militaires. Le type de construction même a changé. Au lieu de villages d’habitations sans plan réel, on y voit clairement une organisation des constructions.” nous affirmait d’ailleurs ce même officier lors d’un briefing à la frontière libanaise ce mois-ci.

Identifier les failles

L’intensité des combats de la Deuxième Guerre du Liban a révélé à Tsahal le niveau de préparation et d’entraînement du Hezbollah. Les terroristes ont implanté leurs infrastructures en plein cœur des zones urbaines et règnent en maîtres sur toute la région du sud-Liban. Parmi les difficultés que présente de région, on retrouve la difficulté de parvenir à repérer l’ennemi caché parmi les civils et dans des zones boisées, à maîtriser parfaitement la géographie de la zone, et l’impératif d’épargner les civils impliqués malgré eux par les terroristes dans les combats.

Lieutenant Tiran Alili

Intensifier les entraînements

Depuis, Tsahal a concentré ses efforts pour venir à bout des failles observées
Depuis la fin de la seconde Guerre du Liban, les entraînements axés sur le combat en zone urbaine et forestière ont pris une importance considérable dans la Région Nord du pays, et dans toute l’armée plus généralement.

« Ce cursus dure deux ans, et seuls les meilleurs officiers des unités d’élite combattantes peuvent y participer « , explique Tiran.

Prêts à faire face à toute éventualité

« Le Moyen-Orient est une poudrière. Depuis 2006, nous avons appris à nous défendre et nous nous sommes perfectionnés dans les techniques de combat en zone densément boisée » nous explique le Lieutenant Alili.

«Si nous sommes amenés à faire face à l’ennemi de nouveau dans une zone de combat pareille, nous saurons remplir notre mission. Nous sommes prêts. »

Hormis la formation au combat contre les terroristes implantés au Sud-Liban, les officiers ont également droit à des cours d’histoire sur Israël et son armée, et peuvent choisir d’étudier différentes matières à un niveau universitaire. Deux ans plus tard, diplômés et formés, ils retournent dans leurs unités d’origine, et reçoivent le commandement d’une compagnie.

«Si nous sommes amenés à faire face à l’ennemi de nouveau dans une zone de combat pareille, nous saurons remplir notre mission. Nous sommes prêts. »

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