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29 février 2012

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Hommage à Yigal Alon, héros de l’Indépendance d’Israël

par Tsahal - Armée de Défense d'Israël

Yigal Alon est l’une de ces quelques grandes figures dont l’histoire est indissociable à celle du pays. Surnommé « l’homme de la Galilée », il est avant-tout un militaire et un commandant dans le Palmah, les forces d’élite juives sous le mandat britannique. Mais Alon s’impose aussi sur la scène politique comme leader du Parti travailliste « Avoda ». Il accède aux postes de député, de ministre et même de Premier ministre.

Les prémices d’une grande carrière

Yigal Allon naît le 10 octobre 1918, à Kfar Tavor, un village situé en basse Galilée, dans le nord de ce qui allait devenir Israël, mais qui fait à l’époque encore partie de l’Empire Ottoman. Sa famille, originaire de Roumanie, est parmi les premières s’installer dans cette région.

Yigal Alon dans les "Special Night Squads"

Très tôt, Yigal Allon s’engage dans la force de police juive et en 1931, alors qu’il n’a que 13 ans, il devient membre de la Haganah, une organisation de défense clandestine sioniste qui assurait la protection des Juifs en Palestine mandataire, et un ancêtre de ce qui deviendra avec d’autres organisations similaires réunies, l’Armée de Défense d’Israël.

Pendant la Grande Révolte arabe de 1936 à 1939, il est membre des « Special Night Squads », des forces spéciales dans lesquelles sont réunis des Juifs et des soldats britanniques, chargés d’effectuer des patrouilles de nuit. En 1945, il prend la tête du Palmah, qui a été créé en mai 1941 pendant la Deuxième Guerre Mondiale afin d’aider les Britanniques à défendre la Palestine mandataire contre l’avancée de l’armée de l’Allemagne nazie.

Toujours en 1945,  Alon prend part au congrès sioniste de Bâle la même année.

Son combat pour l’indépendance

Des soldats pendant la Guerre d'Indépendance

Pendant la Guerre d’Indépendance, Yigal Alon commande trois brigades du Palmah. Pendant les premières phases de la Guerre d’Indépendance, le Palmah est déployé sur l’ensemble du territoire. De mars à avril 1948, les trois brigades Harel, Yiftach et du Néguev combattent pour libérer Jérusalem et les autres villes juives assiégées, parviennent à conquérir des territoires, réussissent à rouvrir des routes et, avec le soutien de la Haganah, repoussent l’invasion des armées égyptienne, syrienne, jordanienne, libanaise et irakienne. Le Palmah a subi de lourdes pertes pendant la guerre – près de 1200 morts et des centaines de blessés.

Yigal Alon dirige diverses opérations et devient ainsi un acteur majeur de l’indépendance d’Israël.

Yigal Alon, Général de Tsahal

Le lendemain de la Déclaration d’Indépendance de l’État d’Israël le 14 mai 1948, le jeune État proclame Tsahal, l’Armée de Défense d’Israël, qui réunit les forces déjà existantes de la Haganah et du Palmah, ainsi que celles de l’Irgoun et du Lehi. Les trois brigades Harel, Yiftach et du Néguev, dont les rangs s’élargissent notamment grâce à l’arrivée de nouveaux immigrants, sont considérées comme les unités d’élite de Tsahal jusqu’à la fin de la Guerre d’Indépendance.

Dans cette nouvelle armée, Yigal Alon est promu au rang de Général et il prend les commandes des troupes déployées sur le front sud d’Israël.

Cette fusion des forces de défense juives en une seule armée ne se fait pas sans difficulté. Un exemple de ces rivalités est l’épisode de l’Altalena où les forces de la jeune armée israélienne, sous le commandement d’Yigal Alon, ont reçu l’ordre de David Ben Gourion d’attaquer un bateau utilisé pour l’importation d’armes commandé par l’Irgoun de Menahem Begin,  qui refuse dans un premier temps de désarmer ses soldats en faveur de Tsahal.

Un leader politique

Yigal Alon met entre parenthèses sa carrière militaire pour se lancer en politique au sein de divers partis de gauche. Il est élu député à la Knesset entre 1955 et 1960. Après être parti quelques temps étudier aux Royaume-Uni, il revient en Israël et est nommé ministre du Travail en 1961, poste qu’il occupe jusqu’en 1967. Il devient ensuite vice-Premier ministre jusqu’en 1974, tout en cumulant d’autres mandats comme ministre de l’Intégration de 1967 à 1969 et ministre de l’Éducation de 1969 à 1974. Suite au décès brutal du Premier ministre Levi Eshkol en 1969, il prend temporairement les commandes du gouvernement.

Convoitant le poste de Premier Ministre, Alon est battu par Golda Meir dans les primaires du parti travailliste. Il est nommé ministre des Affaires étrangères de 1974 à 1977 dans le gouvernement d’Ytzhak Rabin. Suite à la victoire du Likoud de Menahem Begin en 1977, il rejoint le camp de l’opposition.

Mais sa carrière politique prend fin subitement en 1980 lorsqu’il meurt à son domicile du après y avoir reçu le ministre de Défense égyptien Kamal Hassan Ali, précisément pendant la campagne électorale pour le leadership du Parti travailliste.

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