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26 février 2012

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Rencontre avec Gil K., 18 ans et photographe de guerre pour Tsahal

par Tsahal - Armée de Défense d'Israël

Gil K., 18 ans, est un soldat combattant de Tsahal. Son arme ? Un appareil photo. Ce week-end, alors que les manifestations en Judée-Samarie sombraient dans la violence, il a couvert les émeutes… et les pierres ne sont pas passées loin. De retour au QG de l’unité à Tel Aviv, il nous raconte.

Il fait partie d’un petit groupe de soldats de Tsahal, selectionnés au sortir des lycées artistiques de tout le pays, et dont l’importance ne fait qu’augmenter. Les soldats photographes de Tsahal ont couvert ces dernières années des évènements cruciaux qui ont marqué l’histoire d’Israël : des sorties dans Gaza de l’Opération Plomb Durci, des flottilles à répétitions aux émeutes violentes en Judée-Samarie, en passant par les évènements à la frontière syrienne et libanaise en mai dernier et bien-sûr, le retour de Gilad Shalit après 5 ans en tant qu’otage du Hamas. L’unité combattante, envoyée sur tous les terrains sensibles, est en alerte permanente : une équipe de ses soldats est en permanence mobilisée et equipée, pour répondre à chaque imprévu. Et comme ceux qui occupent leur profession le savent, elle n’est pas sans dangers. En 2003, le Caporal Lior Ziv, photographe de l’unité du Porte-Parole de Tsahal, a été tué par les tirs de terroristes alors qu’il couvrait une opération sensible près du point de passage de Rafah à Gaza.

Gil K. a 18 ans, il a commencé son service militaire l’été dernier, dans l’unité Golani. Depuis l’incident tragique de 2003, l’unité oblige ses photographes à suivre une formation combattante dans l’une des brigades d’infanterie de l’armée, qu’il a enfin terminé la semaine dernière. Il a depuis rejoint les équipes actives au QG de l’unité à Tel Aviv, à deux pas de la maison de ses parents, à Givatayim, une banlieue plutot hupée de la métropole.

« Vendredi, nous avons été envoyés à Hebron. On prévoyait des manifestations monstre, mais c’etait plutôt l’émeute ! C’était une prèmiere pour moi, même si c’était plutôt un échec. Il y avait du gaz lacrymogène, et nous étions parmi les soldats, attaqués à coups de pierres. J’ai été touché par plusieurs d’entre elles, il était impossible de photographier correctement. Tout est parti à la poubelle. »

Le danger? Je me ris du danger !

« Dans la rue principale de Hebron, les poubelles brûlaient, les soldats étaient sous les pierres. Un des soldats de l’unité Golani qui est deployée a Hebron en ce moment a laissé tomber une grenade lacrymogène chargée a terre par mégarde. Elle a explosé à deux pas de moi, on a tous suffoqué ! »

Tu t’es senti menacé ? Tu as eu peur pour ta vie?

« On était évidemment menacés, mais là on n’y pense pas. Moi, je veux simplement rendre compte de la violence de ces terrains, et de ce qui s’y passe, c’est ce que l’armée attend de moi. Le danger ? Sur le moment personne n’y prête attention. Nous sommes des combattants, on nous a entraînés pour ça. »

Vendredi soir, il rentre enfin chez ses parents, à temps pour un repas de shabbat en famille, avant de s’endormir, epuisé par la tension de sa journée. Mais déjà en pleine nuit, réveil forcé. Un émeutier palestinien a trouvé la mort lors d’affrontements avec Tsahal vendredi après-midi, l’armée se prépare à des affrontements au nord de Jerusalem, près de Ramallah. A l’aube, il est déjà equipé et bringueballe dans un transport militaire pour la Judée-Samarie. Et puis, de nouveau parmi les soldats deployés sur la zone, il prépare son appareil, entouré de photographes des télévisions arabes et internationales.

Gil K., dans le rétroviseur cassé par une pierre des émeutiers d'un camion militaire

Gil K., dans le rétroviseur cassé par une pierre des émeutiers d'un camion militaire

Il y avait des consignes particulières?

« Nous étions très vigilants afin d’éviter les pierres : j’ai évité une grosse pierre qui a éfleuré de près mon visage, elle a finalement heurté le visage d’un officier de la police à quelques centimètres derrière moi. Les renseignements militaires indiquaient que certains Palestiniens pourraient utiliser des armes à  feu, ce sont des situations sensibles. Le danger est réel, et surtout, chaque faux-pas peut se révéler dramatique. D’ailleurs un des photographes arabes a été blessé par les manifestants alors qu’il se trouvait entre eux et les forces de Tsahal sur place. »

Que s’est-il passe?

« Un infirmier de la police est venu verifier son état, les soldats ont permi son évacuation. Nos forces se sont occupées de vérifier son état. De mon côté, je me suis tenu le plus près possible de la première ligne, pour photographier les émeutiers. »

Un des photographes arabes a été bléssé par les émeutiers

Comment les soldats ont-ils répondu aux pierres?

« Il n’y a pas eu de tirs du tout de notre côté. Les soldats et la police des frontières ont tiré des gaz lacrymogènes, et puis ont utilisé des canons à eau. »

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