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23 février 2012

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La Brigade Golani fête ses 64 ans : découvrez l’histoire d’une unité pionnière

par Tsahal - Armée de Défense d'Israël

Aujourd’hui, Tsahal célèbre les 64 ans de contribution de la Brigade Golani à la sécurité d’Israël et à ses soldats courageux qui protègent le pays et ses citoyens sans relâche depuis 1948.

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La Brigade Golani est la seule brigade d’infanterie régulière de Tsahal qui fonctionne sans interruption depuis sa création en février 1948, alors qu’elle faisait encore partie de l’organisation de la Haganah. La brigade, qui a participé à toutes les guerres d’Israël, dépend du Commandement de la Région Nord.

L’histoire de la Brigade est indissociable de celle d’Israël. L’insigne porté par chacun de ses soldats sur son uniforme est un olivier symbolisant les collines de Galilée, où la brigade était déployée à ses débuts. Les premiers soldats de la brigade étaient pour la plupart des agriculteurs, profondément connectés à la terre et au pays, c’est pourquoi leur béret est marron de la couleur de la terre.

Un peu d’histoire …

Le 28 février 1948, la Brigade ‘Lebanoni’ est divisée en deux brigades distinctes : Golani et Carmeli. La Brigade Carmeli est chargée de la protection de la partie nord-ouest du pays, tandis que la Brigade Golani est affectée à la défense de la région nord-est, qui englobe la zone de Tel Hai, la zone du Lac de Tibériade, la zone de Gilboa dans la Vallée d’Harod et la zone de Jezréel. C’est sur la base de ces zones que quatre bataillons d’infanterie voient le jour dans les premiers jours de la Brigade Golani.

La Brigade Golani a participé à plusieurs batailles importantes et opérations déterminantes dans l’histoire de l’État d’Israël, depuis les batailles livrées lors de la Guerre d’Indépendance pour freiner l’ennemi dans la Vallée du Jourdain jusqu’aux guerres du Liban.

Elle compte trois bataillons réguliers, dont ‘HaBokim HaRishon’ (litt. lespremières brèches). Il tire son nom de l’Opération ‘Yoav’ en 1948, dont le but était de créer une brèche dans le désert du Néguev alors assiégé et de scinder l’armée égyptienne en deux. Le bataillon a été le premier à ouvrir le chemin, ce qui explique l’origine de son nom. Depuis sa participation à l’Opération ‘Yoav’ en 1948, le bataillon a été impliqué dans toutes les guerres d’Israël, la conquête de Rafah pendant l’Opération franco-israélo-britannique dans le Sinaï en 1956, la capture de Tel Azaziat pendant la Guerre des Six Jours et la reconquête du Hermon pendant la Guerre de Kippour.

Le Bataillon ‘Barak’ est avec le Bataillon ‘Gideon’ l’un des deux bataillons de la brigade présents depuis sa création. Les soldats du bataillon ont participé à toutes les guerres d’Israël, mais se sont particulièrement distingués lors de la difficile prise du poste militaire syrien de Tel Facher pendant la Guerre des Six Jours, de l’Opération Entebbe en 1976 et de l’Opération Bleu et Marron en 1988. Depuis sa création, le bataillon a perdu quatre commandants de bataillon au combat, dont le premier commandant du bataillon druze de Tsahal, le Lieutenant-colonel Houssian Amir Ali Amar.

Le Bataillon ‘Gideon’ est responsable de ladéfense de la zone de Gilboa depuis sa création. L’héritage du bataillon comprend entre autres : l’Opération ‘Assaf’ conduite pendant la Guerre d’Indépendance, la participation à la prise des postes militaires syriens de Tel Facher et Tel Azaziat et à la conquête du site des ruines de Baniyas pendant la Guerre des Six Jours, le combat sur le Hermon pendant la Guerre du Kippour et l’Opération ‘Litani’. Il tire son nom du juge et général biblique du peuple d’Israël Gideon, connu pour son sens de la justice et qui a défendu le peuple d’Israël avec détermination grâce à sa science du combat.

Des combattants d’élite

La Brigade Golani dispose également de son propre Bataillon de Reconnaissance. Les soldats désireux de rejoindre le Bataillon de Reconnaissance, considéré comme le bataillon d’élite de la brigade, doivent passer des tests de sélection très difficiles physiquement et mentalement qui visent à éprouver la volonté et les aptitudes des soldats, et qui ont lieu pendant la phase d’entraînement basique. Ses soldats remplissent diverses missions particulièrement complexes, notamment mener la brigade au combat, exécuter des opérations de navigation, patrouille et renseignement, ainsi que des raids et opérations spéciales. Mais aussi des opérations de sabotage en territoire ennemi, de détonation de charges explosives, de pose de mines, de construction de tunnels, etc. Les soldats de cette compagnie portent de lourdes mines sur leur dos en plus du reste de leur équipement.

Depuis août 1995, les soldats de l’unité d’élite Egoz (lift ‘noisette’) sont recrutés parmi les meilleures recrues de la Brigade Golani après avoir passé avec succès des tests de sélection rigoureux. Leur entraînement comprend une formation de navigation, un entraînement en terrain neigeux, une formation au contre-terrorisme, une formation au parachutisme, etc. A l’issue de cette période intense d’entraînement, les soldats de l’unité remplissent des missions spéciales en plein territoire libanais. Ils sont spécialisés dans la guérilla, le combat en terrain difficile, le scoutisme, le camouflage et les techniques d’embuscade.

Les héros de la Brigade Golani

Depuis sa création, de nombreux héros israéliens ont servi sous le drapeau violet. Des grandes figures de Tsahal ont débuté leur carrière dans la Brigade Golani, comme Mordechaï Nur et Gabi Ashkenazi, qui sont tous deux devenus Chefs d’Etat-major.

Parmi ses héros, on trouve également le Commandant Roy Klein qui a sacrifié sa vie pour sauver ses soldats d’une mort certaine.

Klein et ses hommes combattaient dans le village libanais de Bint Jbeil pendant la Deuxième Guerre du Liban, lorsqu’ils ont été pris en embuscade par des terroristes du Hezbollah. Alors que Klein était en train de s’occuper de l’un de ses soldats qui avait été blessé, une grenade a été jetée sur le groupe. Sans hésitation, Klein s’est jeté sur la grenade, afin d’absorber la force de l’explosion à lui-seul et de sauver la vie de tous ses soldats qui se tenaient autour de lui. En dépit de sa blessure mortelle, Klein a essayé jusqu’au bout d’entrer en contact avec ses supérieurs.

Sa dernière action a été de remettre sa radio au commandant en second afin qu’il ne tombe pas aux mains de l’ennemi. La Médaille du Courage lui a été décernée à titre posthume.

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