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19 février 2012

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Découvrez le prochain avion d’entraînement de l’armée de l’air, le M-346 italien

par Israel Defense Forces

Après avoir longuement examiné les deux offres concernant le renouvellement des avions d’entraînement de l’armée de l’air, l’une d’un constructeur coréen et la seconde d’Italie, l’armée de l’air a recommandé au Ministère de la Défense l’achat d’avions italiens. Le Chef de la Division d’Entraînement de l’armée de l’air explique ce choix.

Après une compétition serrée de trois ans, la décision a été prise : le nouvel avion d’entraînement de l’armée de l’air israélienne sera le M-346 italien. L’armée de l’air a déclaré que l’avion italien surpasse le coréen dans de nombreux domaines. L’un des principaux doutes au sujet de l’avion italien était dû à un accident survenu à Dubaï mais l’armée de l’air a reçu une analyse détaillée des circonstances de l’incident. L’enquête a établi que l’accident est survenu en raison d’erreurs dans la production du prototype uniquement, erreurs réparées aujourd’hui. Les avions de la ligne de production n’ont plus de défauts.

La formation des pilotes et des équipages de vols est l’un des principaux défis pour maintenir une aviation performante, et Tsahal a ces deux dernières années cherché un remplaçant pour le A-4 Skyhawk, utilisé par les cadets de l’Académie de pilotage lors de leur entraînements. Ce changement intervient afin de mieux former les futurs pilotes aux avions de combats actuellement opérationnels au sein des escadrons.

Deux avions ont été retenus dans un premier temps, l’un coréen (T-50) ayant déjà de nombreuses heures de vol et d’entraînement à son actif et l’autre italien (M-346), un nouvel avion bi-moteur.

Le Chef de la Division d’Entraînement et de Formation de l’armée de l’air, le Colonel K. explique ce qui a été pris en compte par l’armée de l’air pour choisir ce nouvel avion d’entraînement. Il souligne l’importance de l’acquisition d’un nouvel avion et fait également part de son expérience personnelle de vol avec l’avion coréen.

Pourquoi remplacer l’avion d’entraînement actuellement en service? 

«Il y a deux raisons principales au remplacement du Skyhawk. La première, c’est qu’il s’agit d’un vieil avion qui vole déjà depuis une quarantaine d’année. Résultat, il souffre de problèmes de vieillesse. Sans un investissement financier conséquent, son futur au sein de l’armée de l’air est limité, il ne servira de toute façon plus d’ici quelques années. La seconde raison est le fossé séparant le premier avion sur lequel volent les cadets de l’Académie et les avions opérationnels sur lesquels ils voleront éventuellement une fois leur formation terminée. Il y a une différence incroyable entre un T-6 Texan II et un F-15 ou un F-16. Le Skyhawk est trop semblable dans ses capacités aux avions d’entraînement de l’Académie et trop éloigné des avions de combats opérationnels.

Le nouvel avion d’entraînement va clairement réduire ce fossé. Evidemment il restera une différence au niveau des capacités, au niveau de la puissance et de la maniabilité de l’avion mais il sera plus petit et le passage aux avions de chasse se fera plus facilement.

La durée de la formation des membres d’équipages, pilotes comme navigateurs, est longue. C’est une formation complexe. Comme nous passons par un processus d’évaluation avant d’intégrer le nouvel avion d’entraînement, nous avons une chance d’améliorer la phase de formation afin que le processus d’entraînement opérationnel soit de meilleur qualité.»

Quelles sont les paramètres pris en compte lorsque l’on cherche un nouvel avion d’entraînement?

«Lorsqu’on examine un avion à des fins de formation, nous regardons ses capacités d’entraînement. Comment il entraîne, quelles sont ses possibilités de formation et quelles sont ses capacités de vol. Un autre paramètre pris en compte est la sécurité de l’appareil. Les deux avions que nous avons testé, l’Italien et le Coréen, dépassent le Skyhawk à tous ces niveaux. Ils disposent de meilleures capacités du point de vue de la formation et font preuve d’un niveau de sécurité plus grand.»

Quel impact ce nouvel avion aura sur l’entraînement en simulateur?

«Une partie de l’accord prévoit évidemment l’achat d’un simulateur. Nous n’avons pas encore décidé combien vont arriver mais il y en aura plus d’un. C’est vraiment important. Le nouveau simulateur sera beaucoup plus utilisé que le simulateur Skyhawk.»

Quelle est la différence entre l’avion Coréen et l’avion Italien?

«J’ai volé à bord de l’avion Coréen et cela ressemble beaucoup au F-16. De ce point de vue, il y a un certain avantage vu qu’il est facile d’utiliser cet avion et de passer ensuite directement au F-16. Evidemment, il est un peu plus petit et moins puissant, mais il est très similaire au F-16 au niveau opérationnel.

L’avion Italien est une combinaison. Il intègre à la fois le F-16, le F-15 et l’Eurofighter. C’est un avion bi-moteur alors que l’avion Coréen n’en possède qu’un seul, ce qui ajoute un point important au niveau de la sécurité. Il a aussi moins d’expérience que l’avion Coréen qui est déjà en service en tant qu’avion d’entraînement.

Nous avons pesé le pour et le contre en ce qui concerne les capacités, la sécurité, la formation. Nous sommes arrivés à la conclusion qu’en dépit d’un petit manque d’expérience, l’avion Italien était un meilleur choix. Nous regardons déjà vers le F-35 et cet avion peut être compatible avec la formation pour notre futur avion de chasse. Il nous prépare donc mieux pour l’avenir et c’était aussi un paramètre important.»

Les systèmes israéliens seront-ils installés sur l’avion lors de son arrivée? 

«Nous avons prévu d’adapter l’avion à nos besoins et donc d’installer la technologie israélienne que les futures pilotes pourront découvrir avant de voler sur les avions de combats opérationnels.»

Quand arrivera le premier avion?

«Nous attendons la première livraison en 2014 et en 2015, ces avions serviront déjà comme avions d’entraînement.»

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