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15 février 2012

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Dans la peau de Michaël A., nouvel officier de Tsahal

par Israel Defense Forces

Près de quatre-cent cadets viennent de terminer le cours d’officier du Commandement des Forces Terrestres. Parmi eux, un soldat d’origine française, Michaël. Nous l’avons rencontré. Voici son histoire.

Michaël, nouvel officier de Tsahal

Michaël est un tout nouvel officier des Forces Terrestres de Tsahal. Rencontré hier, il ne cesse de nous dire : « j’ai reçu mon insigne aujourd’hui! », sans cesse taquiné par les copains du cours des Forces Terrestres. Il a terminé avec succès la formation aux côtés de près de quatre-cent autres cadets. Son parcours, un peu particulier, ne laisse pas indifférent. Michaël est israélien d’origine française, né à Paris en 1991. Il a immigré avec sa famille en 1997 à l’âge de 6 ans et mené alors une vie israélienne typique, tout en Hébreu si bien qu’il a un peu oublié la langue de son enfance. Et après l’obtention de son baccalauréat, comme tous les israéliens, il s’est apprêté à son service militaire.

Prochaine étape : l’armée

Le service militaire obligatoire se profile alors à l’horizon. Michaël rêve de rejoindre une unité combattante. Mais voila, la vie du jeune homme va basculer. Victime d’un terrible accident de la route quelques temps avant son entrée à l’armée, son profil médical est trop faible. Pour Tsahal, il n’a pas les capacités d’être posté sur le terrain. Ce profil médical, décidé par l’armée en fonction de l’état de santé globale du soldat, doit être de 97, 82 ou 72 pour espérer entrer dans une unité combattante. Suite à son accident, Michaël est handicapé pendant environ 6 mois – le rêve est brisé. Impossible d’obtenir un tel score dans son état.

Mais il ne veut pas en rester là. Il va se battre et faire preuve d’une volonté impressionnante. Une fois remis sur pied, il va faire de nombreuses démarches face l’armée pour faire augmenter son profil. Il retourne voir les médecins, argumente et se bat. Entre temps, il repousse son service, pour se laisser le temps de guérir, avant un but très clair :

« Je voulais servir dans une unité combattante. C’est de famille! Ma soeur était commandante, mon frère est toujours officier de réserve… »

Après de nombreux efforts, son profil est revu à la hausse. Le couperet tombe enfin, il a désormais un profil de 82, suffisant pour servir dans une unité combattante de Tsahal. Ce sera au sein du Corps du Génie Militaire. Comme les autres soldats, il y suivra un parcours traditionnel pour un combattant. Entraînement de base, entraînement avancé puis à la fin du parcours de formation, il est envoyé sur le terrain. Vers la fin de son service, il suivra un cours pour être commandant. Il sera donc instructeur des nouvelles recrues de son unité pendant quatre mois. Avant de tenter une nouvelle aventure.

Le cours d’officier

Après avoir été combattant puis commandant, Michaël ne veut pas en rester là. Comme une revanche sur sa propre histoire et son accident, il veut pousser les limites du possible. La formation d’officier dure six mois. Il en sort avec honneurs. Aujourd’hui, officiellement officier de Tsahal, il va retourner au sein du Corps du Génie Militaire et dans son unité. Il sera commandant de quelques dizaines de soldats. Ils pourront déjà apprendre quelque chose de lui: la volonté peut déplacer des montagnes.

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