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2 février 2012

« Le modèle qui émergera en Egypte aura un impact significatif sur la région », Général Aviv Kochavi

par Israel Defense Forces
Le Chef de la Branche des Renseignements Militaires, Général Avi Kochavi

Couverture spéciale de la Conférence d’Herzliya de notre envoyé spécial sur place – Le Chef de la Branche des Renseignements Militaires, le Général Aviv Kochavi a évoqué les défis militaires et la menace iranienne, à la conférence annuelle d’Herzliya.

La 12ème Conférence d’Herzliya s’est ouverte cette semaine sur le campus universitaire de l’Interdisciplinary Center (IDC).

Elle rassemble cette année des intervenants de premier plan, comme le Président israélien Shimon Peres, le Chef d’État-major Benny Gantz, le Chef de la Branche des Renseignements Militaires Aviv Kochavi et de grandes personnalités de la scène politique israélienne telles que Tzipi Livni, chef du parti Kadima et ancien Ministre des Affaires Étrangères, Amir Peretz, ancien chef du parti travailliste et ancien Ministre de la défense. .

Cette conférence est souvent l’occasion pour les politiques d’annoncer de grandes décisions. C’est notamment lors de ce forum que le Premier ministre Ariel Sharon avait annoncé son plan de retrait de la Bande de Gaza en 2004.

Pour le Chef de la Branche des Renseignements Militaires, les ennemis d’Israël possèdent 200 000 missiles capables d’atteindre Israël

Le chef du renseignement militaire israélien, le général Aviv Kochavi a prononcé un discours lors de la Conférence annuelle d’Herzliya et a déclaré que l’Iran est désormais en possession de suffisamment de matériel radioactif pour réaliser quatre bombes nucléaires.

«Dans presque chaque maison du Sud-Liban se trouvent des stocks de missiles ou des rampes de lancement» a-t-il déclaré.

Le Chef de la Branche des Renseignements Militaires, le général Aviv Kochavi, s’est aujourd’hui exprimé sur la situation régionale et ses effets sur Israël à l’occasion de la 12ème conférence annuelle d’Herzliya. Le général Kochavi est revenu en détail sur les raisons de la situation au Moyen-Orient, pris dans un tourbillon depuis le début des révoltes arabes. Il a expliqué que le phénomène le plus important de cette année passée est la montée de la colère de la rue arabe, et déclaré: « la population arabe, qui depuis des décennies ne pouvait pas exprimer ses aspirations, a retrouvé cette capacité ainsi que sa voix. Elle traduit cette capacité en pouvoir politique. C’est l’essence même de la révolution au Moyen-Orient, qui pourra évoluer de différentes façons. »

Le général Kochavi, qui fait partie de l’Etat-major de Tsahal, a déclaré que «le public arabe s’est rendu compte qu’il pouvait renverser les régimes, changer sa constitution, façonner les décisions de ses politiques et être influent. Les gens n’ont pas manifesté sur la place publique pour un agenda politique précis mais plutôt à cause de la corruption, des inégalités et de l’absence de droits civiques. La population revendique des droits basiques : gagner leur vie, élever une famille, et vivre. Comme nous le prévoyions, ce mouvement est mené par les jeunes générations.» D’après le général Kochavi, beaucoup de ces jeunes sont au chômage et contraints à vivre chez leurs parents jusqu’à 30 ans en raison de problèmes sociaux.

«La jeunesse arabe d’aujourd’hui est mieux éduquée, plus connectée et plus exposée à la réalité. Elle utilise les médias modernes comme la télévision, Internet et l’iPhone pour découvrir la réalité des pays arabes et du reste du monde, de l’occident aux pays émergents. Le contraste entre ce qu’il y voit et ce qu’il vit au quotidien est devenu plus important. La jeunesse arabe contemporaine est plus frustrée et demande beaucoup plus que par le passé», a noté le le général Kochavi, qui a estimé que «la combinaison de la frustration, de la corruption et d’un futur plus qu’incertain est le carburant des changements au Moyen-Orient. Cette situation a été amplifiée par l’utilisation des nouveaux médias. Ce bouleversement régional peut durer encore de nombreuses années, jusqu’à ce que les problèmes fondamentaux soient résolus.

Le Chef de la Branche des Renseignements Militaires, Général Avi Kochavi

Le Chef de la Branche des Renseignements Militaires, Général Aviv Kochavi

Plus de pays de la région sombrent dans l’islamisme

Selon le Chef de la Branche des Renseignements Militaires de Tsahal, les turbulences des pays du Moyen-Orient ont souvent pour conséquence l’affaiblissement du dirigeant en place et son départ du pouvoir. «Le principal atout des autorités, son pouvoir d’instiguer la terreur pour diriger le pays, disparaît au profit d’une certaine prudence et une considération plus importante envers sa population», a-t-il remarqué. « Le public ose plus, les autorités dirigeantes ont beaucoup moins d’audace, et pour la première fois depuis des dizaines d’années, l’opinion publique devient un facteur décisif dans les décisions des autorités. »

Le général Kochavi a continué son explication et mis en garde sur la solidarité existante entre les différentes organisations terroristes, comme les « frères musulmans », qui opèrent au sein des pays arabes. « Les modèles existants peuvent varier. Ils prennent en compte l’Islam comme base de l’autorité, les autorités incorporant l’Islam… Le pouvoir politique en Egypte décline mais elle restera probablement très influente dans la destinée du Moyen-Orient. Le modèle qui émergera en Egypte aura un impact significatif sur la région. »

La tendance, selon le général Kochavi, est à un modèle d’Islam politique. « De plus en plus de pays autour de nous seront dirigés par des lois islamiques, et les politiques nationalistes qui caractérisaient le Moyen-Orient ces dernières années sont en train d’évoluer et d’être remplacées par des politiques islamistes qui deviennent dominantes. »

Le général Kochavi a encore ajouté que les « changements n’ont pas seulement lieu entre le public et ses dirigeants mais aussi entre les différents pays de la région. Un des facteurs influençant la situation est l’hostilité entre le couple Turquie-Iran et l’Arabie Saoudite. Ils rivalisent afin d’asseoir leur hégémonie et d’influencer la région. L’Arabie Saoudite tente de maintenir l’équilibre qui existait jusqu’alors, tandis que la Turquie et l’Iran espèrent influence tout le Moyen-Orient.

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