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30 janvier 2012

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Quand le succès du Krav-Maga dépasse les frontières de Tsahal

par Israel Defense Forces

Le Krav Maga (littéralement « combat rapproché » en hébreu) est une méthode d’autodéfense israélienne. Nous sommes allés à la rencontre d’Ofir, un des plus grands experts mondiaux en Krav-Maga, pour avoir plus de détails sur ce sport de combat. Instructeur pour de nombreuses unités d’élite en Israël et à l’étranger, il nous explique comment le Krav-Maga se développe en Europe .

À l’origine, il a été créé dans les années 1930 par Imi Lichtenfeld, pour protéger la communauté juive de Bratislava. Il a depuis été adopté par l’Armée Israélienne, et par de nombreuses polices et unités d’élite dans le monde. Le concept originel du Krav Maga était d’absorber tout art martial utile en y puisant ses techniques les plus efficaces et en les enseignant rapidement et efficacement.

 

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Comment êtes-vous devenu professeur de Krav-Maga? L’avez-vous appris à l’armée?

Non, j’ai appris le Krav Maga dans le monde civil. Lorsque j’ai débuté, je n’avais que 17 ans. J’ai suivi une formation intensive a raison de six heures par jour, six jours sur sept durant huit mois a Netanya.

J’ai ensuite suivi de nombreuses formations plus poussées et plus spécifiques avec des spécialistes.

Dans quelle unité avez-vous servi au sein de Tsahal?

J’ai servi dans une unité spéciale de la police.

Expliquez rapidement en quoi consiste le Krav Maga?

Le Krav-Maga, à l’origine, est une méthode d’auto-défense qui a pour objectif de rendre quelqu’un rapidement opérationnel grâce a des techniques simples et ne nécessitant que peu de force physique. Il traite des attaques simples avec des ripostes simples.

Le Krav Maga au sein de Tsahal est axé sur l’usage des armes une fois les munitions utilisées. Il y est travaillé de manière rude avec un esprit combattant.

Le Krav Maga, enseigné en dehors de ce contexte militaire et surtout en Europe, est très sportif et contient des techniques réglées au millimètre, des ceintures de niveau, ce qui n’existe pas dans Tsahal ou l’on recherche l’efficacité avant tout.

La plupart des enseignants français ne connaissent pas le coté militaire et transmettent donc un sport accessible a tous.

Qu’est-ce que la « méthode Hagana » que vous avez fondée? Diffère-t-elle d’une autre méthode?

La méthode Hagana, dont je suis à l’origine est dans le même esprit que le Krav Maga authentique. A savoir efficacité et simplicité.

Le système Hagana (en Hébreu: « défense ») traite des attaques et des situations de grands stress qui ne sont pas abordées par le Krav Maga. L’aspect agressivité y est abordé ainsi que le coté psychologique de l’intervention en situation de stress.

Au Hagana, pas de ceintures de niveau, pas de programme technique figé. Les techniques font face aux attaques modernes et actuelles aussi bien en matière de terrorisme que de délinquance.

Comment expliquez-vous le succès du Krav Maga en Europe?

Je pense que ce succès est tout d’abord lié à la nouveauté d’un système qui autorise les coups aux parties, à la gorge et qui devient donc accessible à toutes et tous. Il est simple de reproduire les gestes enseignées aux débutants, qui sont d’ailleurs souvent les meilleurs gestes.

D’autres systèmes de défenses s’inspirant du Krav Maga ont vus le jour et le succès est donc réel de nos jours. Les potentiels élèves doivent donc prêter attention à la qualité pédagogique, morale et à l’expérience de terrain de leur instructeur. Un haut grade ou un diplôme ne suffisent pas lorsque l’on parle d’auto-défense de terrain.

Comment se fait-il qu’il soit devenu populaire au point d’être utilisé par d’autres armées et polices que celles d’Israël?

Comme dit plus haut, les armées et police du monde ont toutes un point commun: elles recherchent l’efficacité. Les systèmes de combat israéliens répondent bien à ce critère.

Chaque armée ou police prend le coté technique et l’adapte à sa mentalité, sa culture de travail, sa législation et sa politique d’intervention sur le terrain. Israel a beaucoup d’expérience en la matière et on peut penser que le système utilisé par ses forces armées est donc efficace.

Vos élèves qui ne connaissaient ni la communauté juive ni Israël, et qui pouvaient en avoir une mauvaise image, en ont-ils une meilleure grâce au Krav Maga?

Effectivement, l’association est souvent faite avec Israël et j’en profite pour expliquer à mes élèves de tous âges et de tous profils que l’information que l’on reçoit par le biais des médias internationaux est souvent à prendre et à analyser avec du recul.

Je précise toujours que le Krav Maga n’a rien de politique ou de religieux et qu’un esprit de tolérance est de rigueur.J’ai des élèves de toutes origines et religions dans mes cours et j’enseigne dans de nombreux endroits du monde.

Un bon combattant est une personne qui ne combat que lorsqu’il faut survivre. Dans les autres cas, son intelligence et son expérience l’aideront à ne pas entrer dans le conflit.

Le Krav Maga est-il devenu un symbole d’Israël dans le monde?

Lorsque l’on évoque le Krav Maga, je pense que le lien avec Israël se fait automatiquement. C’est normal car c’est son origine. En revanche , je pense que ce lien doit être positif tout comme il l’est lorsque l’on pense à un falafel ou à Mike Brandt .

Israel n’est en revanche pas représenté par le Krav Maga dispensé en France, car les instructeurs sont souvent des personnes qui ne connaissent pas la mentalité israélienne, sa culture, son armée mais juste le coté technique du système.

En quoi le Krav Maga illustre le savoir faire de Tsahal?

Tsahal de part son expérience et des difficultés rencontrées sur le terrain est obligé de se maintenir au niveau. Il est évident que Tsahal est une armée forte, qui sait se remettre en question et qui communique de manière ouverte.

Le Krav Maga et le Hagana sont issus de cet état d’esprit et de cette expérience au plus haut niveau. Avoir un savoir faire en matière d’auto-défense et de combat tout en restant humble et se remettre en question.

Ofir, vous êtes une des figures emblématiques des systèmes de combat israéliens dans le monde, comment continue-t-on à progresser à votre niveau?

Je pense que dans le monde de l’auto-défense et de la sécurité, il n’ y a pas de limite de progression car le danger évolue et se renouvelle sans cesse.

Je m’entraine de manière assidue et intense, avec des partenaires de longues dates afin de partager nos expériences.

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