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11 janvier 2012

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Des pilotes de Tsahal racontent leur expérience de l’Opération Plomb Durci dans la bande de Gaza

par Israel Defense Forces

Le Hamas avait caché leurs armes, rampes de lancement et munitions dans les zones d’habitations civiles, sous les écoles et jusque dans les mosquées du territoire, forçant les pilotes de Tsahal à s’aventurer au plus profond de la bande de Gaza pour faire cesser les attaques de roquettes sur le  sud d’Israël. 

Un hélicoptère de l'armée de l'air israélienne dépose des soldats au sol.

«Nous avons des familles, un travail, un emploi du temps chargé, et pourtant chacun d’entre nous voulait remonter à bord de son avion et contribuer concrètement à l’opération. Nous avons tous téléphoné au commandant de notre escadron une fois par jour, pour lui signifier explicitement notre souhait de revêtir l’uniforme à nouveau, et de participer à l’opération».

Voila qui illustre parfaitement le sentiment des pilotes de réserve de l’armée de l’air il y a trois ans, lorsque Tsahal lançait l’Opération Plomb Durci dans la bande de Gaza.

Nous avons rencontré cette semaine le Lieutenant-colonel G. , pilote d’hélicoptère, qui a participé à l’Opération avec le Colonel Avi et le Colonel Udi. Tous les trois sont réservistes.

Ils nous ont raconté leurs souvenirs  de l’Opération Plomb Durci, lancée dans le but de frapper les infrastructures du Hamas suite à la persistance des activités terroristes et des tirs de roquette émanant de la bande de Gaza et prenant pour cible des civils israéliens.

Pendant l’Opération, “Le mot d’ordre était d’éviter de blesser des civils innocents”

«La protection des civils était le point central de toutes les conversations entre les pilotes et leurs commandants. Nous faisions tout notre possible pour éviter de blesser des civils non impliqués».

Durant l’Opération, un cessez-le-feu entrait quotidiennement en vigueur pour permettre le passage de marchandises et d’aide humanitaire entre Israël et la bande de Gaza. Tous les jours, entre 12h et 15h, les transferts de marchandises reprenaient au point de passage de Kerem Shalom, et les pilotes devaient cesser toute activité.

«Un jour, une demi-heure avant la fin du cessez-le-feu, nous avons identifié un groupe de terroristes armés qui se préparait en vue d’une attaque», raconte le Colonel Udi.

«Nous avons attendu jusqu’à 15h, et ce n’est qu’à ce moment que nous avons reçu l’autorisation de déjouer leur attaquer,  alors que nous nous les avions repérés bien plus tôt».

Le Lieutenant-colonel G. ajoute qu’une heure avant chaque attaque, Tsahal appelait pour avertir les habitants de l’immeuble visé.

«Les fenêtres de l’hélicoptère «Cobra» dans lequel nous volions n’ont qu’un centimètre d’épaisseur», explique le le Lieutenant-colonel G.

«Il s’agissait là d’une menace très sérieuse pour tous les membres de l’équipage. En effet, une balle pouvait facilement transpercer la vitre. Il est important de comprendre que cette précaution – qui consistait à prévenir les civils de l’imminence d’un raid aérien – donnait un avantage net aux terroristes, qui pouvaient nous attendre et nous attaquer à notre arrivée. Nous étions prêts à prendre des risques énormes pour minimiser au maximum le nombre de victimes civiles».

«L’Opération Plomb Durci nous a montré comment le Hamas exploite cyniquement les populations civiles en temps de guerre», déclare le Lieutenant-colonel G. 

«Nous avons vu des terroristes tirer sur nous depuis des écoles. J’ai vu de mes propres yeux des roquettes Qassam tirées depuis le terrain d’une mosquée. C’est là que le Hamas concentrait ses forces, en pensant que nous n’attaquerions pas, de peur d’être discrédités par les médias».

Les pilotes d’hélicoptères d’attaque avaient le pouvoir de décider d’avorter une frappe s’il y avait un risque trop élevé de victimes civiles dans la zone.

Pendant le conflit, Tsahal a autorisé le transfert d’énormes quantités d’aide humanitaire vers Gaza et a même déclaré unilatéralement un cessez-le-feu quotidien de trois heures, tout en sachant que cela donnerait au Hamas un temps et un espace précieux pour se regrouper, s’équiper et se redéployer pour ses futures attaques.

Mettre en oeuvre les leçons tirées de la Deuxième Guerre du Liban

Après la Deuxième Guerre du Liban (2006), nous avons pris conscience de la la nécessité d’une meilleure coopération entre les Forces Terrestres et l’armée de l’air.

«La coopération avec les Forces Terrestres a été exceptionnelle pendant l’Opération Plomb Durci», pour le Lieutenant-colonel G.

«C’est le résultat de la longue préparation qui a précédé l’opération. Nous avons effectué un travail de fond afin d’améliorer les points faibles identifiés lors de la Deuxième Guerre du Liban».

Le Colonel Avi a expliqué que cette coopération a sauvé la vie de nombreux soldats de Tsahal. Par exemple, les hélicoptères ont ouvert la voie et sécurisé le chemin que les soldats israéliens ont emprunté afin de les protéger.

«Je voulais atteindre cet objectif : faire stopper les tirs de roquettes et permettre aux habitants du sud du pays de vivre en paix, » conclut le Colonnel Avi.

«Il est facile d’oublier la raison pour laquelle nous avons lancé cette opération», rappelle le Lieutenant-colonel G.

«Le monde a oublié. Ils ont oublié que des missiles ont été constamment tirés sur nous pendant huit ans».

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