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29 décembre 2011

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Trois ans après Plomb Durci : des chiffres, des images et des vidéos pour parler du renouveau à Gaza

par Israel Defense Forces

Trois ans ce sont écoulés depuis les débuts de l’Opération Plomb Durci, et la situation à Gaza est bien différente de celle qui prévalait à l’issue du conflit. L’amélioration des conditions de vie est drastique dans le territoire, grâce à l’action combinée des organisations internationales, des administrations palestiniennes et des autorités israéliennes. Un article plus long, pour mieux comprendre l’ampleur de ces changements.

En 2009, alors que le bruit des combats entre les forces de Tsahal et les brigades terroristes du Hamas s’éteignait à peine, la bande de Gaza était partiellement détruite par plusieurs dizaines de jours de bombardements. Le Hamas, ainsi que d’autres organisations terroristes comme le Jihad Islamique ou les factions du PRC, avaient caché leurs armes, rampes de lancement et munitions dans les zones d’habitations civiles, sous les écoles et jusque dans les mosquées du territoire, forçant les soldats de Tsahal à s’aventurer au plus profond de la bande de Gaza pour faire cesser les attaques de roquettes sur le  sud d’Israël. Dans les années précédant l’intervention, leur nombre et leur précision n’avait cessé d’augmenter, terrorisant plus d’un millions de civils de Sderot à Beer-Sheba en passant par Ashdod, Ashkelon et les dizaines de kibbutz de la région du Negev.

Vidéo : Raid aérien sur un dépôt de munitions du Hamas


Ces images, prises récemment par l’armée de l’air lors d’un raid aérien mené sur un site de fabrication d’armes dans la bande de Gaza, montrent l’utilisation cynique des civils par le Hamas. Les armes, cachées au coeur d’un quartier résidentiel du nord de Gaza causent une série d’explosions secondaires après la frappe aérienne, indiquant la présence d’une quantité considérable de munitions.

Et pourtant, malgré la continuation des tirs de roquettes qui ont fait plusieurs morts cette année en Israël, une politique continue de coopération avec les organisations internationales opérant dans le territoire ainsi qu’avec des intermédiaires palestiniens de l’Autorité Palestinienne, permet la mise en place de programmes de développement à Gaza. Ces programmes, en constante expansion, favorisent une croissance économique défiant toutes les prédictions. Ce dernier trimestre, l’unité Coordinatrice et de liaison avec Gaza (CLA) rapporte notamment une augmentation de 30% des exportations, tandis que le taux de chômage atteint son niveau le plus bas en 10 ans.

En avril dernier, la directrice adjointe de la Croix-Rouge à Gaza, Mathilde Redmatn déclarait à la presse que la bande de Gaza “n’est pas en situation de crise humanitaire”. Elle ajoutait qu’il y a à Gaza “des restaurants, et une plage splendide. Le problème réel est dans la maintenance des infrastructures et l’accès aux matériaux comme le béton.”

Un problème depuis partiellement réglé par la simplification des procédures d’imports de bétons à Gaza, entérinée par l’unité CLA.

Comment cette amélioration est-elle possible? Et qu’en est-il du “blocus” fustigé par les organisateurs des flotilles vers Gaza?

Aucune marchandise n’a été importée à Gaza par la mer depuis 1967

La légalité du blocus maritime imposé par Israël à la bande de Gaza a été reconnue par l’ONU par le biais de la Commission Palmer le 2 septembre 2011. Le rapport de la commission explique bien que ce blocus est une mesure de sécurité en conformité avec le droit international. Cette légalité s’explique par l’exploitation des côtes du territoire pour l’importation et le trafic d’armes par le Hamas et d’autres organisations terroristes implantées à Gaza. Le blocus maritime, selon le droit international, permet de prévenir l’arrivée de navires dans les ports contrôlés par l’ennemi (dans ce cas, défini comme étant le Hamas et toute autre organisation terroriste opérant à Gaza), ainsi que le départ de navires depuis ses ports.

Ce blocus maritime n’a aucune incidence sur la quantité de marchandises et d’aide humanitaire transférées vers la bande de Gaza. Les cargaisons destinées aux habitants de la bande de Gaza transitent quotidiennement par le biais des points de passages terrestres de Kerem Shalom et d’Erez. En fait, depuis 1967, aucune marchandise n’est parvenue à la bande de Gaza par voie maritime, bien avant l’existence de ce blocus maritime. Par conséquent, le blocus imposé depuis janvier 2009 n’a aucunement affecté la manière et la fréquence de transfert de marchandises vers la bande de Gaza.

VIDEO

Des transferts quotidiens de personnes par le point de passage terrestre d’Erez

L’unité Coordinatrice et de Liaison avec Gaza (CLA) a pour mission de coordonner tout passage et contact entre Israël et la bande de Gaza. Elle est responsable du bon fonctionnement des points de passage terrestres de Kerem Shalom et d’Erez. Une proportion importante des ses officiers sont druzes, originaires pour la plupart du nord d’Israël. Leur langue maternelle est l’Arabe, qui leur permet une communication directe et fluide avec les opérateurs palestiniens. Le commandant du point de passage d’Erez, le Lt. Col. Wael Fattash, surveille en personne le bon déroulement des opérations dans la zone de contrôle du point de passage et est en contact téléphonique permanent avec les responsables de l’Autorité Palestinienne postés à Gaza.

Tsahal a ouvert à plusieurs reprises les passages de « Kerem Shalom » et de « Erez » afin de permettre l’acheminement d’aide humanitaire, de nourriture, de médicaments, et d’ambulances à destination de la bande de Gaza

Le point de passage d’Erez a subi des dommages sérieux lors des différentes escalades de violence après que le Hamas a tiré des roquettes sur Israël. Une partie de son tunnel a été touchée par des roquettes alors que des civils palestiniens s’y trouvaient. Pourtant, afin de ne pas mettre en danger la vie de civils palestiniens en attente de transferts humanitaires vers Israël, la décision a été prise de le maintenir ouvert malgré les tirs nourris contre les villes israéliennes aux alentours de Gaza ces derniers mois.

Pour en savoir plus sur le point de passage terrestre d’Erez, où s’effectue le passage des personnes vers et de la bande de Gaza. Le transfert de bien s’effectue en totalité au point de passage de Kerem Shalom.

Au mois de novembre 2011, 1336 patients et accompagnateurs ont traversé le point de passage pour recevoir des traitements dans les hôpitaux israéliens ou en Judée-Samarie (Cisjordanie) mais également 90 membres d’organisations internationales opérant des projets de développement dans la bande de Gaza. Ces internationaux assurent l’avancement de quelques 176 projets sociaux et éducatifs dans le territoire, qui ont notamment permit le construction de 1900 logements à Gaza au cours du trimestre dernier. Une fois approuvés par l’unité Coordinatrice et de Liaison avec Gaza (CLA), ces projets sont suivis par l’unité qui autorise l’importation des matériaux de constructions nécessaires selon les recommandations des organisations en charge. Ainsi, 57 écoles et crèches sont en cours de rénovation dans la bande de Gaza.

Des transferts de bien en permanente augmentation depuis 2009

Au point de passage de Kerem Shalom, les soldats de l’unité Coordinatrice et de Liaison vers Gaza sont en charge de l’acheminement des marchandises vers la bande de Gaza et des exportations de l’économie palestinienne. Contrairement à la période qui a précédé l’opération Plomb Durci, l’économie gazaouite est aujourd’hui renforcée, et en pleine croissance. La bande de Gaza ne vit plus dans la dépendance complète de l’aide internationale. Sa population reste pauvre dans sa très grande majorité, mais à des niveaux supérieurs à ceux de nombreux pays arabes de la région.

En moyenne, 4497 camions transportant des marchandises de tous genres sont entrés chaque mois dans la bande de Gaza au cours des neuf derniers mois. Au cours de cette année, les Palestiniens de Gaza ont exporté 399 tonnes de fraises, 6.5 tonnes de tomates cerises et 6 tonnes de poivrons vers les marchés européens par le point de passage terrestre de Kerem Shalom. En 2012, les agriculteurs de Gaza exporteront 1000 tonnes de fraises, et 150 tonnes de poivrons par le point de passage terrestre Kerem Shalom.

 Vidéo : En pleine Opération Plomb Durci, l’armée israélienne continue de coordonner le transfert d’aide humanitaire vers la bande de Gaza

Les produits cueillis, préparés et mis en cartons à Gaza sont tout d’abord envoyés au point de passage terrestre de Kerem Shalom, d’où ils sortent du territoire. Ils sont ensuite envoyés depuis Israël vers les pays européens, dans le stricte respect des normes concernant la chaîne du froid afin de préserver leur qualité. Les représentants de l’administration civile et du CoGAT ont annoncé un projet-pilote qui permettra l’exportation de meubles de Gaza vers l’Europe à partir du mois de décembre.

Malgré la fermeture des points de passage terrestres de Karni et de Kissoufim due aux attaques incessantes et meutrières du Hamas, le nombre de camions transitant vers la bande de Gaza n’a pas été réduit. Au contraire! Au seul mois de novembre, 5390 camions sont passés par Kerem Shalom vers la bande de Gaza, transportant des centaines de tonnes de médicaments, vêtements, nourriture, voitures, équipements électriques, et de matériaux de construction.

De nouvelles mesures pour accélérer la reconstruction

En 2011, Israël a également augmenté la quantité d’eau qu’il transfère chaque mois vers la bande de Gaza et fourni des équipements dans le but d’améliorer la production d’électricité à Gaza.

Le transfert de matériaux de construction aux usines du secteur privé dans la bande de Gaza a également repris, en coordination avec Israël et la communauté internationale. La première livraison de matériaux et d’équipements à dix usines du secteur privé a eu lieu le 15 novembre dernier, tel qu’annoncée par le Gen. Eitan Dangot qui dirige l’unité de Coordination des Activités Gouvernementales dans les Territoires (CoGAT). Cette unité est également en charge de l’unité Coordinatrice et de Liaison vers Gaza (CLA).

La décision d’autoriser l’entrée de ces matériaux, malgré le risque posé par leur utilisation par des organisations terroristes afin de fabriquer des explosifs, a été prise en coordination par Israël (selon les recommandations de Tsahal et des services de sécurité) et les représentants  de l’ONU, du Quartet et de l’Autorité Palestinienne. Elle vise à accélérer le processus de reconstruction de la bande de Gaza. Il a été convenu que des matériaux de construction seraient importés  pour la rénovation et la reconstruction du secteur privé la bande de Gaza, selon la procédure établie par la communauté internationale afin de s’assurer qu’ils soient mis à la disposition de la population civile et qu’ils ne tombent pas aux mains des organisations terroristes.

Une action formatrice par l’unité Coordinatrice et de Liaison vers Gaza (CLA)

Par ailleurs, les soldats de l’unité CLA sont en charge de l’organisation de conférences et de journées de rencontres durant lesquelles les agriculteurs de Gaza sont informés de leurs droits et des possibilités de participation à des programmes de formation.

L’unité CLA a, par exemple, a mené à bien un projet de développement de la pisciculture à Gaza cette année. Formés par des experts israéliens, les fermiers palestiniens ont suivi un programme en vue de développer à Gaza des industries piscicultrices, qui réduiront la dépendance vis-à-vis d’Israël et permettront de préserver les écosystèmes méditerranéens. Le projet est né en 2010 en raison d’un conflit entre la marine israélienne et des pêcheurs qui brisaient la limite de pêche imposée dans le cadre du maintien du blocus maritime sur Gaza. Ce blocus, reconnu comme légal et légitime par l’ONU en septembre 2011, permet d’empêcher la livraison de cargaisons d’armes par la mer. Pour ces pêcheurs, le programme permet de proposer une industrie alternative et de permettre à l’agriculture gazaouite de nourrir sa population. En 2010, 150 tonnes de poissons ont été produites en utilisant des piscines artificielles et la tendance est à l’augmentation.

L’ouverture à l’Europe et ses marchés permet aux Palestiniens de Gaza d’espérer une croissance en 2012 encore supérieure à celle de 2011

L’Administration de Coordination et de Liaison avec Gaza permet aux agriculteurs palestiniens un apprentissage accéléré des espèces de poissons, méthodes d’assainissement, types d’aliments nécessaires à l’élevage en pisciculture, etc. Les outils nécessaire à l’implantation d’industries de pisciculture ont été transférées à la bande de Gaza. Des organisations internationales comme l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture ainsi qu’une organisation suédoise sont également impliquées dans le projet et aident à la construction des bassins artificiels.

«Nous pensons que la croissance va se poursuivre et que d’ici à dix ans la consommation de poissons viendra essentiellement de la production en bassins artificiels», nous confie un responsable de l’unité CLA.

De façon similaire, l’unité CLA met en place des conférences qui visent l’augmentation des exportations depuis la bande de Gaza. Chaque mois, elle organise une rencontre pour soutenir les exportations agricoles vers les marchés européens. En décembre, la rencontre portait principalement sur l’exportation d’oeillets et de fleurs. Environ 8% des productions agricoles à Gaza sont destinées à l’exportation, une industrie en pleine croissance et vitale pour le territoire palestinien. L’unité CLA et les administrations israéliennes jouent un rôle essentiel dans le respect de la chaîne du froid et des normes internationales. «L’Administration Coordinatrice et de Liaison avec Gaza (CLA) est également en charge du système d’irrigation, de l’inspection des produits et fournit aux agriculteurs palestiniens le support et les outils nécessaires», explique un responsable de l’unité.

«Il s’agit de nos revenus», explique l’un des agriculteurs palestiniens participant à la conférence de décembre 2011. «L’information et le soutien que nous recevons de l’Administration Coordinatrice et de Liaison sont extrêmement bénéfiques. La qualité des fleurs est l’élément le plus important, cela peut affecter énormément nos revenus. J’ai beaucoup appris sur l’emballage et une grande partie de mon travail est basé sur les informations et le savoir-faire que j’ai acquis en Israël depuis de nombreuses années.»

Un autre exemple des activités régulières du CLA est un projet dont le but est d’enseigner aux agriculteurs gazaouis à traiter les palmeraies infestées par des charançons particulièrement nocifs, qui ont ravagé les plantations de la région cette année après leur introduction à Gaza par les réseaux de tunnels creusés par le Hamas entre le territoire et le Sinai égyptien. Malgré le caractère illégal de ces tunnels et leur utilisation par ailleurs par les terroristes du Hamas pour l’importation d’armes et de munitions, le CLA a mis en place un programme d’assistance pour les agriculteurs de Gaza dont les plantations ont été endommagées.

Une nouvelle ouverture vers l’Europe et ses marchés

Cette année, la saison des exportations vers l’Europe a été lancée en grande pompe le 27 novembre dernier par l’unité de Coordination des Activités Gouvernementales dans les Territoires (CoGAT), en charge de l’unité CLA. En 2011, les fraises et les oeillets seront au centre des exportations de Gaza.

Les fraises et les oeillets seront au centre des exportations de Gaza.

Avec la finalisation des procédures de commerce entre Gaza et les marchés européens, un programme de formation continue pour les industriels du secteur primaire palestiniens a été lancé mardi dernier. Les conférences se sont déroulées dans la base de l’Administration Coordinatrice et de Liaison avec Gaza (CLA), et une explication détaillée du processus d’exportation a été présentée.

L’ouverture à l’Europe et ses marchés permet aux Palestiniens de Gaza d’espérer une croissance en 2012 encore supérieure à celle de 2011. Le territoire palestinien se reconstruit, toujours sous la tutelle de son gouvernement terroriste. Les projets de développement pré-approuvés par le CLA créent les bases d’une économie saine. Et pourtant, trois ans après l’opération Plomb Durci, les roquettes tombent toujours sur Israël.

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