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5 décembre 2011

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Aller de l’avant

par Israel Defense Forces

Pour marquer la Journée internationale des personnes handicapées (3 décembre), nous avons rencontré le Lieutenant-colonel Yuval Wagner qui a fondé la fondation «Access Israel». Wagner, un ancien pilote d’hélicoptère «Cobra», qui s’est retrouvé dans une chaise roulante à la suite d’un accident, nous a expliqué sa décision de rester dans l’armée de l’air et d’encourager ainsi l’intégration des personnes handicapées au sein du monde militaire. 

Mai Efrat / Site internet de l’armée de l’air

Le Lieutenant-colonel Yuval Wagner, ancien pilote d'hélicoptère "Cobra", aujourd'hui handicapé et toujours officier dans l'armée de l'air israélienne

Aujourd’hui le Lieutenant-colonel Yuval Wagner voit les choses différemment. Vingt ans ont passé depuis le terrible accident au cours duquel son Commandant d’escadron, le Lieutenant-colonel Tzion Bar-Or, a trouvé la mort.

Le Lieutenant-colonel Wagner a lui été grièvement blessé et s’est retrouvé dans une chaise roulante. Mais il a décidé de ne pas abandonner et de continuer son service au sein de l’armée de l’air israélienne.

Depuis qu’il a arrêté de piloter, il a commencé une nouvelle carrière et a même créé la fondation «Access Israel» qui a pour but de venir en aide aux personnes handicapées en les aidant à s’intégrer à la société.

«Lorsque vous servez sous les drapeaux, vous ne pensez pas un seul instant que vous pourriez être blessé», se souvient le Lieutenant-colonel Wagner, lorsque nous l’avons interrogé sur sa décision de rester dans l’armée.

«C’est seulement après avoir été blessé, lorsque je me suis retrouvé à l’hôpital que j’ai réalisé, j’ai alors découvert qu’il y a une procédure très étrange selon laquelle celui qui est gravement blessé à l’armée, est considéré par Tsahal comme étant un blessé de guerre. Il est alors renvoyé de l’armée. J’ai eu beaucoup de chance que l’on m’ait proposé de rester. On m’a expliqué que beaucoup avait été investi sur moi et que l’on pouvait peut être me trouver des choses à faire».

«J’avais envie de revenir et il me semble que c’était la chose à faire».

Que vous a-t-on proposé de faire?

«On m’a proposé d’intégrer une unité d’informatique. Je ne m’y connaissais pas beaucoup car à l’époque il n’y avait pas encore d’ordinateurs dans chaque foyer. Au début, quelqu’un est venu, m’a prêté quelques livres et m’a dit qu’il fallait un petit temps d’adaptation à ce nouveau travail. Après avoir lu la première page, je lui ai dit que je n’y comprenait rien et que je n’étais pas intéressé. Mais le Commandant de l’unité qui était, et est toujours, charmant m’a finalement convaincu. Au début, je venais travailler une heure, puis deux et finalement à temps plein. J’ai commencé une nouvelle carrière en tant que programmeur. Je suis devenu plus tard chef de projet, ce qui finalement me convient plus».

Cela a-t-il été difficile de dire adieu au pilotage?

«Très difficile», avoue le Lieutenant-colonel Wagner. «Piloter me manque même aujourd’hui. Cela a été particulièrement difficile car comme pilote, je servais au sein d’un escadron basé à la base aérienne de Palmachim et ma nouvelle unité se trouvait au même endroit. Donc chaque jour, je regardais mes camarades continuer à voler. D’ici bas je les regardais s’envoler vers les cieux…».

En regardant derrière vous, êtes-vous satisfait de votre décision de rester dans l’armée? 

«J’en suis content, on m’a proposé de rester et de continuer à servir. Je suis très heureux de l’opportunité qui m’a été donnée, ces années ont été intéressantes. Ce fut un véritable défi», explique le Lieutenant-colonel Wagner. «Je pense qu’ils doivent changer le système afin d’offrir à chaque soldat blessé la possibilité de continuer à servir dans l’armée. Retourner au travail, retrouver une certaine routine aide vraiment à continuer sa vie après un accident. Spécialement aujourd’hui, où les stigmates ne sont plus les mêmes, nous devons tout faire pour que les gens puisse continuer à servir».

Par votre expérience, avez-vous le sentiment que l’armée de l’air soit accessible et encourage l’intégration de personnes handicapées?

«Intégrer les personnes handicapées dans le monde des affaires ou le monde militaire commence avec les chefs d’entreprises et les commandants. Il y aura un moment où une personne va décider qu’il veut employer une personne handicapée. Cela se fera et tout se passera bien. C’est juste une question de prise de conscience. Si vous n’avez pas d’idées reçues, il est évident pour vous que les personnes handicapées peuvent faire le même travail que les autres et peut être même mieux encore».

«L’armée de l’air est très sensible aux jeunes, y compris handicapés, qui veulent se porter volontaires mais pourrait facilement employer beaucoup plus de gens. Il est important que quiconque est intéressé par du volontariat se mette en contact avec l’armée le plus tôt possible, de manière à s’assurer que le processus de sélection et d’intégration à une unité sera bien organisé. L’intégration des personnes handicapées au sein de l’armée de l’air est un succès, et cela est merveilleux».

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