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28 novembre 2011

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Le voyage de Yaakov à Jérusalem

par Israel Defense Forces

Les familles de la communauté Beta Israel, arrivées d’Éthiopie grace aux opérations successives de l’armée de l’air et aux efforts de l’Agence Juive marquaient la fête de Sigd. Parmi eux, nous rencontrons le Lieutenant Yaakov Fereda, tout sourire, fier de l’héritage si particulier qu’il porte, lui qui est né dans les camps de réfugiés d’Éthiopie.

Le Lieutenant Yaakov Fereda

Il fait frais à Jérusalem, des masses se pressent vers la vieille ville et la promenade installée sur les collines aux alentours du Mont Sion. Drappées dans des chales blancs, les femmes de la communauté éthiopienne prient les mains tournées vers le ciel. Les familles de la communauté Beta Israel, arrivées d’Ethiopie grace aux opérations successives de l’armée de l’air et les efforts de l’Agence Juive marquaient la  la fête de Sigd. Traditionnellement, l’occasion donne lieu à un rassemblement des familles éthiopiennes à Jérusalem.

Sous les nuages d’un mois de novembre particulièrement pluvieux, se pressent des familles entières. Certains de leurs enfants sont soldats, relâchés exceptionnellement de leurs bases afin de pouvoir se réunir avec les leurs. Parmi eux, nous rencontrons le Lieutenant Yaakov Fereda, tout sourire, fier de l’héritage si particulier qu’il porte, lui qui est né dans les camps de réfugiés d’Éthiopie. De son arrivée en Israël, il ne se souvient plus en détail.

“C’etait en 1991. J’étais tout petit. Nous sommes montés dans un avion, je me suis endormi.  Au réveil, nous y étions. Le rêve de toujours était réalisé sans même le sentir.

Yaakov est officier, à la tête d’une équipe de programmateurs informatiques dans une des bases centrales du pays. Identifié par le programme Atidim, orienté vers les jeunes immigrants et habitants de la périphérie, il a bénéficié d’un soutien durant ses études au lycée et obtenu des résultats excellents.

“A la maison, on parle Amharique avec mes parents. Je parle en Hébreu avec mes frères. Nous sommes une famille très traditionnelle, j’avais besoin qu’on me pousse, qu’on me montre un chemin.”

Le programme Atidim, qui encadre les jeunes à partir de l’âge de 13 ans a suivi depuis sa création 722 élèves originaire d’Éthiopie, des centaines de jeunes Bédouins et de Druzes, dans 140 écoles du pays.

A 18 ans, alors que tous ses camarades de classe entraient à l’armée de façon régulière, Yaakov a passé avec succès les examens de séléction parmi les plus difficiles pour faire partie des quelques centaines de jeunes du programme Atouda. Un programme par lequel les cadets entrent à l’université après leurs classes, et ne retournent à l’armée qu’une fois obtenus leurs diplômes avec un grade d’officier.

“Je me sentais redevable à ce pays, à moi-même, à ma famille. La génération de nos parents a beaucoup enduré. Je voulais un poste qui me donne l’opportunité de réellement contribuer.

Il a fini ses études d’ingénieur il y a un peu plus d’un an, et a rejoint une unité technologique.

Interrogé sur les motivations de sa venue aujourd’hui, il montre d’un geste ample la foule amassée pour entendre les discours des Kesim, les guides spirituels de la communauté éthiopienne, et désigne devant lui les monts de Jérusalem.

“Je viens depuis petit. C’est le symbole de notre réussite, de notre montée de statut. Nous ‘montons’ vers Jérusalem, sur son mont le plus haut, pour remercier.”

"Je voulais un poste qui me donne l’opportunité de réellement contribuer"

A quelques mètres, les hommes de la communauté observent notre interview. Ils se rappellent, eux, des avions qui les ont menés en Israël.

“Les soldats, ils portaient le même uniforme que lui. Nos enfants sont eux-mêmes entrés à l’armée. Leur vie sera plus simple. C’est notre réussite.”

Depuis 2008, la Knesset (le parlement israélien) marque, elle aussi, cette journée comme une fête nationale.

 Pour accéder à l’article « Opération Moïse : Il y a 27 ans, des juifs d’Éthiopie sont rapatriés en Israël dans le plus grand secret », cliquez ici.

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