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28 novembre 2011

27 novembre 1947 – Frères d’armes : les combattants étrangers de la Guerre d’Indépendance

par Israel Defense Forces

Retour sur ces hommes peu connus du grand public, qui ont rejoint de l’étranger les forces militaires israéliennes au lendemain de l’approbation du Plan de Partage de la Palestine à l’ONU du 27 novembre 1947 . Communément appelés « les volontaires étrangers », ces vétérans des deux guerres mondiales, des pilotes ou des combattants, nous racontent leurs souvenirs.

Le 27 novembre 1947, la majorité des membres de la Commission a recommandé le partage de la Palestine en un État arabe et un État juif, avec pour Jérusalem un statut international spécial sous l’autorité administrative de l’ONU.

Combattants de la Deuxième Guerre Mondiale

Harold Simon, surnommé « Smokey » par ses camarades, est né en Afrique du Sud au début du 20ème siècle.

« J’étais un enfant comme les autres », confie Harold en souriant alors qu’il tente de se souvenir de cette époque, avant qu’il ne devienne pour tous « Smokey », le pilote étranger.

Harold se souvient des combats, de la motivation des soldats, de ses camarades : des aventuriers qui étaient arrivés en terre inconnue, pour devenir « les volontaires étrangers » de l’armée israélienne.

Il paraît difficile à croire que des « volontaires étrangers » ont joué un rôle significatif pendant la Guerre d’Indépendance, et pendant l’établissement d’une force militaire israélienne.

Au lendemain de l’approbation du Plan de Partage de la Palestine à l’ONU du 27 novembre 1947, des milliers de volontaires, venus des quatre coins de la planète, immigrent en Israël pour rejoindre l’armée israélienne.

Harold et ses 'frères d'armes'

« Ils étaient jeunes, si motivés et de cultures très différentes », explique Harold.  « J’étais l’un d’eux. »

« Nous avions un désir de revanche »

« En janvier 1941, pendant la Deuxième Guerre mondiale, je me suis engagé dans l’armée de l’air sud africaine, après avoir obtenu une licence en comptabilité à l’université. En un an, je suis devenu pilote de bombardier « , poursuit Harold. »Peu de temps après,  j’ai été envoyé pour me battre sur le front d’Afrique du Nord. « 

Le désert de cette partie de la campagne d’Afrique du Nord se révèle être un théâtre périphérique d’importance pour les forces de l’Axe comme les Alliés vis-à-vis des fronts du théâtre européen.

Harold est mobilisé pour remplir une mission de taille. En effet, jusqu’à la fin de la guerre, il combat des sous-marins nazis.

En 1948, il rassemble tout ce qu’il possède et décide d’immigrer en Israël, comme beaucoup d’autres.

« Beaucoup de réfugiés venus d’Europe sont arrivés en Afrique du Sud. Ils nous ont alors révélé les horreurs dont ils avaient été les témoins ou les victimes pendant la guerre. A mesure que nous les écoutions raconter cette tragédie, nous ressentions le désir brûlant d’obtenir une revanche.

Un jour après leur arrivée en Israël, Harold et ses compagnons se rendent au Quartier Général de l’armée de l’air israélienne, et proposent de s’engager comme volontaires.

David Ben Gourion rend visite aux pilotes de l'aviation israélienne

« Peu de temps après la Déclaration d’Indépendance de l’État d’Israël  par David Ben Gurion, nous avons été mobilisés pour notre première mission. Alors que tout le pays célébrait l’Indépendance, nous savions déjà que la légion jordanienne était sur le point d’entrer en action et de se mettre en travers de notre route. Nous ne pouvions pas nous permettre de nier cette réalité malgré la joie du peuple tout entier à l’annonce de cette nouvelle historique. »

Avec un pilote et un photographe militaire, il monte à bord de son avion.  Vu du ciel, le spectacle était terrifiant.

« Nous nous sommes penchés sur les informations militaires que nous recevions. Nous volions vers le nord. Les forces jordaniennes arrivaient d’un côté, et de l’autre, nous pouvions apercevoir un avion de chasse ennemi, un Supermarine Spitfire (en anglais « cracheur de feu« )  qui se rapprocherait dangereusement de nous. « 

Comme ils l’avaient appris pendant la Deuxième Guerre Mondiale, Harold et son équipe prennent la décision de voler en direction du soleil. Ils parviennent ainsi à éblouir le pilote jordanien et à éviter la confrontation.

Une partie de ces « volontaires de l’Indépendance » se sont également impliqués dans l’élaboration et la mise au point de nouveaux outils militaires et stratégiques de pointe, y compris le premier radar de l’armée de l’air israélienne. D’autres ont continué à prendre part aux combats décisifs de la Guerre d’Indépendance.

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