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27 novembre 2011

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Papy fait de la résistance – avec ceux qui n’arrêteront pas de défendre la Ligne Verte

par Israel Defense Forces

Entretien avec le Colonel Yemini Canaan, Commandant de l’Unité ‘Kav Ha-Tefer’, aussi surnommée “unité de l’espoir », parmi les fondateurs de l’unité d’élite Douvdevan. Les soldats de cette unité, des réservistes volontaires de plus de 45 ans, s’occupent d’assurer la sécurité en Judée-Samarie, notamment dans des zones où le risque d’attaque terroriste est très élevé.

Pourquoi volontaires ?

Chaque année depuis l’âge de 21 ans et jusqu’à 45 ans, les hommes Israéliens effectuent une période de réserve, au cours de laquelle ils quittent famille et travail pour rejoindre les rangs de l’armée israélienne. Les réservistes dont nous vous parlons ont tous dépassé, voire largement dépassé, cette date limite  et continuent de servir quelques jours par an dans Tsahal de manière volontaire.

“Kav-ha tefer” ou ‘Seam line’ en anglais, de quoi parle-t-on?

Il s’agit d’une région en Judée-Samarie, à l’ouest de la clôture de sécurité qui sépare Israël des territoires palestiniens. Elle est majoritairement peuplée d’Israéliens regroupés principalement dans les villes de Alfei Menashe, Ariel, Beit Arye, Modi’in Illit, Giv’at Ze’ev, Ma’ale Adumim, Beitar Illit et Efrat.

Renforcer le  dispositif de sécurité

« Je commande cette unité déjà depuis six ans. Chaque volontaire revêt l’uniforme dix jours par an, après avoir suivi un entraînement de remise à niveau par le commandement de la Région Centre. Ils sont directement renvoyés sur le terrain », nous explique le Colonel Yemini.

La spécificité de l’unité dans laquelle nous vous introduisons vient du fait qu’elle est composée de volontaires qui peuvent avoir jusqu’à 70 ans. Effectivement, des tests physiques s’imposent parfois, afin de s’assurer que les réservistes sont toujours aptes à revêtir l’uniforme. Pour le reste, la motivation et le dévouement ne sont pas à démontrer.

« C’est une unité où s’impliquent des hommes et des femmes qui ont comme point commun d’être officiellement exemptés de service militaire du fait de leur âge. Ils font un travail opérationnel sur le terrain, y compris des patrouilles et des contrôles aux différents points de passage. »

Leur implication, qu’on pourrait juger superflue est devenue indispensable

Les réservistes plus âgés sont répartis parmi différentes équipes de soldats. Leurs relations sont franches et simples, le but étant de remplir au mieux leur mission, et de sécuriser cette zone où de nombreux incidents graves ont eu lieu dans le passé.

« Plusieurs officiers et soldats ont décidé en 2001 d’établir cette unité en réponse aux attaques terroristes qui ont frappé les localités juives de Judée-Samarie », explique Yemini.

Les Israéliens qui habitent dans la région ont été victimes d’une vague d’attentats extrêmement meurtriers au cours des années 2000. Par exemple, le 10 novembre 2002 au Kibbutz Metzer, un terroriste palestinien s’infiltre dans le kibboutz et abat cinq personnes dont deux enfants qui se cachent dans leurs lits sous les couvertures, ainsi que leur mère.

Par ailleurs, le Colonel Yemini nous explique que l’unité a été créée dans un contexte où une partie de la jeunesse israélienne doute de leur capacité et de leur volonté à servir dans Tsahal.

Ainsi, le contraste unique entre jeunes soldats et réservistes expérimentés permet un plus grand professionnalisme sur le terrain. Le principal est là, mais ce n’est pas tout. L’implication de réservistes plus âgés met en confiance les soldats, qui parfois incertains ou démoralisés, puisent eux la force de continuer.

Fernand Cohen, 49 ans, réserviste dans l’unité, nous raconte : « J’avais remarqué que les trois soldats avec qui je devais faire des patrouilles n’étaient pas rassurés au moment de pénétrer dans les territoires. Je pouvais lire sur leur visage leur inquiétude. C’est compréhensible : les endroits où nous opérons sont des lieux où la situation est délicate, et il n’est pas agréable d’avoir à y patrouiller. Mais lorsque nous sommes ensemble, leur anxiété se dissipe. »

Yemini insiste sur le fait que chaque volontaire est unique.

« Il y a des Juifs, des Druzes, des Bédouins, des gens issus d’un Kibboutz, de villages, de localités juives partout dans le pays. Même des volontaires étrangers, qui nous rejoignent une fois par an avant de retourner dans leur pays d’origine. La plupart viennent de France ou des États-Unis. Je pense que cet état d’esprit unique influence leur qualité et leur professionnalisme sur le terrain. »

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