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24 novembre 2011

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Rafael Eitan, à travers les Guerres d’Israël

par Israel Defense Forces

De la Guerre d’Indépendance, à l’Opération Opéra, en passant par la Campagne du Sinaï et par la Guerre du Kippour, nous vous proposons de revenir sur le parcours d’une grande figure militaire israélienne,   le 11ème Chef d’État-major de Tsahal (de 1978 à 1983), Rafael Eitan. 

Rafael Eitan à droite, pendant la Guerre des Six Jours : il commande la Brigade Parachutiste lors de la bataille de Rafah et est grièvement blessé à la tête à l’approche du canal de Suez

Il est né à Afoula le 11 janvier 1929 et a grandi dans le moshav Tel-Adashim, dans la Vallée de Jezréel. Il était surnommé Rafoul par ses supporters. A l’occasion de l’anniversaire de sa mort, retour sur les accomplissements d’une grande figure militaire israélienne.

Premières batailles et première blessure grave pendant la Guerre d’Indépendance

A l’âge de 16 ans, Rafoul rejoint les rangs du Palmah et après avoir complété sa formation d’officier, il est envoyé pour des missions opérationnelles dont l’une d’elles fut d’escorter les convois vers la ville de Jérusalem, alors assiégée.

Pendant la guerre d’indépendance, il combat au sein du 4ème bataillon de la Brigade « Harel ». Le soir de Pessah 1948, il est envoyé avec son bataillon afin de s’emparer du quartier de Katamon à Jérusalem. Sur les 120 combattants envoyés, seule une poignée survit à la bataille ; Rafoul, bien que grièvement blessé à la tête, en fait partie. Rafoul prend également part à la tentative d’incursion dans le quartier juif de la Vieille Ville de Jérusalem, au combat pour le poste du radar et aux Opérations « Dix Plaies » et « Horev » dans le désert du Néguev.

Participation à de multiples opérations risquées et ascension au sein de la Brigade Parachutiste

En 1949, Rafoul enlève l’uniforme et reprend le cours de sa vie citoyenne. En 1954, il remplit son devoir de soldat réserviste et occupe le rôle de commandant de compagnie au sein de la Brigade Parachutiste, dans un bataillon nouvellement créé. Pendant son service de réserve, l’un des commandants de bataillon trouve la mort, et Rafael le remplace temporairement. En 1955 Il est blessé au cours de l’opération de représailles « Kineret » en Syrie. Après l’Opération « Kuntila », il reçoit la médaille du courage après avoir pris d’assaut une cible fortifiée. Pendant la période d’opérations de représailles, il décide finalement de rester à l’armée pour y faire carrière. Il prend également part aux opérations de représailles d’a-Rawah et Qalqilya en Jordanie.

En 1956, au cours de la Campagne du Sinaï, il est le premier soldat du bataillon parachutiste – qu’il commande – à être parachuté au-dessus de la passe de Mitla, située en plein cœur du désert du Sinaï.

En 1961, il devient Commandant de la Branche des Opérations de l’État-major. Il fait partie du premier cycle d’étudiants diplômés du Lycée de la Sécurité Nationale. En 1964, il est nommé Commandant de la Brigade Parachutiste, qui a pris part à la plupart des opérations de représailles précédant la Guerre des Six Jours. Au cours de cette guerre, il commande la Brigade Parachutiste lors de la bataille de Rafah et est grièvement blessé à la tête à l’approche du canal de Suez.

Stabilisation du front nord lors de son mandat de Commandant de la Région Nord

Rafoul fait partie des planificateurs des opérations spéciales pendant la Guerre d’Usure, dont les raids aériens sur l’aéroport international de Beyrouth et sur Nag Hammadi en plein territoire égyptien.

Pendant la Guerre du Kippour, il occupe le poste de commandant de la division chargée de contenir l’offensive syrienne ainsi que de réaliser des incursions en territoire syrien.

A la fin de la Guerre du Kippour, il monte en grade et devient Général de Division.

En 1974, il devient Commandant du Commandement de la Région Nord. Il parvient à restaurer la confiance en Tsahal des habitants de la région. Parmi les accomplissements de Tsahal dans la région nord pendant son mandat, on peut citer le blocage de l’accès des terroristes vers Israël depuis la frontière nord tant par des opérations défensives qu’offensives.

Le 16 avril 1978, après une courte période à la tête de la Branche des Renseignements (Opération Litani), Rafoul est nommé Chef d’État-major.

Ses succès en tant que Chef d’État-major : Opérations Opéra et Paix en Galilée

Pendant son mandat, Tsahal a augmenté et diversifié son matériel de guerre. Il a préparé l’armée à l’éventualité d’une guerre et a commandé la destruction du réacteur irakien en juin 1981 au cours de l’Opération Opéra. Il est également connu pour avoir créé un programme au sein de Tsahal visant à venir en aide aux jeunes de milieu défavorisé en les formant à des métiers.

En tant que Chef d’État-major, il conduit Tsahal dans sa guerre contre les terroristes en Syrie et au Liban pendant l’Opération Paix en Galilée. Parmi les accomplissements de cette guerre : Tsahal parvint à faire reculer les terroristes qui se trouvaient à la frontière nord du pays, porta un coup militaire et politique très fort aux organisations terroristes, et entreprit des négociations diplomatiques avec le Liban qui se concrétisèrent principalement par l’accord politico-sécuritaire entre Israël et le Liban le 17 mai1984. A ce jour, il est le Chef d’État-major de Tsahal dont le mandat a été le plus long (5 ans).

Lorsqu’il prend sa retraite et quitte les rangs de l’armée le 19 avril 1983, Rafoul entreprend une carrière politique en tant que député à la Knesset, le parlement israélien.

Rafael Eitan est décédé le 23 novembre 2004.

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