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13 novembre 2011

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« En dépit du calme relatif en Judée-Samarie, des drapeaux aux couleurs du Hamas ont fait leur apparition, des explosifs ont été déclenchés au passage de soldats »

par Israel Defense Forces

Pendant plus de deux ans, le Général de Brigade Alon a occupé l’un des postes les plus difficiles et les plus importants de l’armée israélienne, en tant que Commandant de la Division de Judée-Samarie.

L’article suivant est une version traduite en français de l’hébreu (www.idf.il) d’un entretien avec le Général de Brigade Nitzan Alon.

Nitsan Alon

Au cours des deux dernières années, Nitzan Alon n’a pas relâché ses efforts et la pression. Bien que tout cela soit à présent derrière lui, les questions importantes qui ont pesé sur ses épaules pendant deux ans occupent encore ses pensées.

« Il ne s’agit pas d’une réalité statique. Au contraire elle évolue en permanence », explique-t-il. Alon, diplômé de Physique et de Génie des matériaux, pèse chacun de ses mots avec prudence et analyse les aspects de chaque détail.

La réalité stratégique évolue en permanence

« Il est impossible de juger une situation à l’aune d’un seul point de vue, notre défi consiste à mener des opérations pertinentes selon la manière dont la situation évolue. Le plus important pour moi était de regarder vers l’avenir. La plus basique des missions en Judée-Samarie implique de façon implicite des considérations subsidiaires : préserver la réalité civile,  empêcher les attaques terroristes, et maintenir le status-quo. Le vrai défi est de trouver des moyens d’action nouveaux et efficaces. »

“Ces derniers mois, la Judée-Samarie a vu beaucoup d’action.”

L’annonce de la demande de reconnaissance d’un État Palestinien à l’ONU, ainsi que les émeutes violentes les jours de la Nakba et de la Naksa ont mobilisé l’attention des commandants de l’armée israélienne. L’armée a investi dans la formation de ses soldats à l’utilisation de moyens de dispersion d’émeutes non-létaux, et pour moderniser et renforcer les installations existantes dans le domaine de l’ingéniérie et logistique. Finalement, l’échéance de « Septembre » s’est résumée à un certain nombre de troubles violents, à des manifestations et à des rassemblements dans les villes palestiniennes.

« Tout d’abord, nous avons l’habitude de dire que ‘Septembre n’est pas une date, mais un processus’ et tout s’est presque déroulé selon nos prévisions », explique Nitzan Alon. Il a ajouté, également, que l’armée israélienne s’était préparée de manière appropriée.

« Cette menace est présente et les soldats de la division doivent être préparés à y faire face. Je ne regrette pas l’argent dépensé pour effectuer des exercices d’entraînement. Cet investissement est essentiel.”

Dans le même temps, il est devenu évident que le dit « Printemps Arabe » – que certains appellent déjà « Hiver de l’islamisme radical » – résonne encore parmi les Palestiniens de Judée-Samarie.

« Ceci renforce l’incertitude générale – et constitue une menace potentielle, la possibilité d’un soulèvement contre nous ou contre l’Autorité Palestinienne »

Le Général de Brigade Nitzan Alon prend au sérieux la possibilité d’un scénario dans lequel l’Autorité Palestinienne ne considérerait plus le Hamas comme un ennemi. Bien qu’il avoue franchement : « Mais, je me fie aux deux années que j’ai passées comme Commandant de la Division de Judée-Samarie. Même un an plus tôt, l’Autorité Palestinienne a constitué une force de stabilisation qui voyait réellement le Hamas comme l’ennemi numéro 1. Il ne s’agit pas uniquement de mots, mais également d’actes. Les forces de sécurité de l’Autorité Palestinienne ont déjoué des attaques, ont opéré dans le but de réprimer le Hamas. Elle ne l’a pas fait pour les beaux yeux de nos soldats ou par amour de l’État d’Israël. L’Autorité Palestinienne a agi de la sorte parce que ses responsables pensent que cela fait partie de leurs fonctions gouvernementales et que l’ascension du Hamas menace sa survie. Le traumatisme provoqué par l’arrivée du Hamas au pouvoir à Gaza est gravé dans leur esprit. »

Il ajoute : “L’Autorité Palestinienne a besoin du soutien du peuple, c’est pour cela que ses dirigeants poursuivent leurs mesures unilatérales contre Israël et les efforts pour obtenir un accord de réconciliation avec le Hamas. »

« Ceci pourrait être une situation dans laquelle l’Autorité Palestienne pourrait cesser de voir le Hamas comme un ennemi,  mais elle craint néanmoins sa montée en puissance. »

En dépit du calme relatif en Judée-Samarie, quelques évènements singuliers ont eu lieu l’an dernier : des drapeaux aux couleurs du Hamas ont fait leur apparition en Judée-Samarie, des engins explosifs improvisés ont été déclenchés au passage de soldats israéliens, et ceux-ci ont procédé à des dizaines d’arrestations nocturnes en Judée-Samarie. “Je pense que la réalité du quotidien ne fait pas les gros titres parce qu’il n’y a pas d’attaques plus meurtrières, mais le plus important est la poursuite de la lutte anti-terroriste », déclare le Général de Brigade Alon. Il ajoute : « Les forces anti-terroristes de l’armée israélienne travaillent tout le temps, en permanence ».

Des attaques terroristes sont continuellement déjouées, parfois à la dernière minute.

L’ex-Commandant de la Division de Judée-Samarie décrit encore comment l’armée israélienne a opéré contre les infrastructures terroristes, notamment dans la région de Hébron, ou des centaines de terroristes ont été arrêtés.

Il explique avoir assisté durant son mandat à une renaissance du Djihad Islamique au nord de la Samarie et au renforcement des activités terroristes du Hamas et du Front populaire de libération de la Palestine dans la région de Ramallah et de Biyamina.

« Nous ne faisons aucune discrimination et nous luttons contre tous les groupes et personnes engagés dans des activités terroristes. »

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