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9 novembre 2011

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1976 : Rabin envoie les soldats israéliens libérer les otages d’Entebbe – Une décision audacieuse et historique

par Israel Defense Forces

Général de légende la Haganah, Chef d’État-Major, Premier Ministre, politicien aussi respecté que controversé, Yitzhak Rabin a formulé des années durant la destinée de ce pays. Il fut a l’origine de nombreuses missions dont celle du raid d’Entebbe. Une décision audacieuse, qu’il évoqua plus tard comme l’une des plus difficiles de sa longue carrière.

Opération Entebbe (1976)

Alors que la pression sur Israël et sur son gouvernement atteignait son comble, le soir de l’Opération Entebbe, Yitzhak Rabin avait rédigé une lettre de démission, au cas où le sauvetage des otages échouerait.

« En tant que militaire, j’ai pris la décision de lancer des dizaines d’opérations, j’ai ressenti la joie de la victoire et le chagrin du deuil. Mais je me souviendrai toujours du silence laissé par ma décision de lancer une opération militaire, le silence des officiers supérieurs qui étaient mes amis, des ministres du gouvernement qui se sont lentement levés de leurs chaises après que les dés aient été jetés. Je me souviens de leur dos fuyant, du claquement de la porte, et du silence dans lequel je me suis retrouvé. Seul, » déclarait des années plus tard Yitzhak Rabin, a la réception du Prix nobel de la Paix.

« A ce moment-là, où vous savez qu’en raison de la décision que vous venez de prendre, des gens vont mourir, aujourd’hui et demain. Eux ne le savent pas encore. A cette heure-ci, ils rient et pleurent, font des projets, rêvent d’aimer, de construire une maison et  ne savent pas qu’ils vivent leurs dernières heures. Parmi eux, lequel mourra ? Qui ne verra pas l’aube se lever demain matin ? Quelle mère pleurera la mort de son fils demain, sera-t-elle de chez nous ? Ou une mère de chez eux ? Quel portrait sera publié dans le journal ? En tant qu’ancien militaire, je me souviendrai toujours de ce silence qui précède chaque opération. Juste avant que le doigt n’appuie finalement sur la gâchette, il me reste un peu de temps pour penser, et je me demande: ‘Devions-nous agir ? Y avait-il un autre moyen ?' »

Retour sur l’Opération Yonathan

Le 27 juin 1976, des terroristes se réclamant du FPLP (Front Populaire de Libération de la Palestine) et de la Fraction Armée Rouge prennent en otage les passagers d’un avion Airbus d’Air France qui effectue la liaison Tel Aviv-Paris. L’avion, détourné peu de temps après avoir décollé d’Athènes en Grèce où il faisait escale, est dirigé vers l’Ouganda. L’équipage est contraint par les terroristes de faire atterrir l’avion sur l’aéroport de la ville d’Entebbe où les passagers et les membres de l’équipage sont retenus manu-militari. Dans le terminal, s’entassent 228 passagers et 12 membres d’équipage, dont une centaine de Juifs et de citoyens  israéliens.

Yitzhak Rabin, alors Premier Ministre, prend la décision difficile de lancer l’Opération Entebbe. Ses conseillers hésitent. Il ne pourra s’agir que d’une initiative audacieuse au succès formidable, où au contraire, d’une action vaine et vouée à l’échec. Des années plus tard, Rabin confiera avoir longtemps hésité à prendre cette décision, ne sachant pas s’il devrait privilégier la voie diplomatique ou militaire.

Dans la nuit du 3 au 4 juillet 1976, quatre avions de transport militaire Hercules C-130 de l’armée israélienne décollent secrètement d’Israël, avec à leur bord des véhicules, des armes et des soldats de l’unité d’élite des forces spéciales israéliennes (« Sayeret Matkal »), de l’unité d’élite de la Brigade Parachutiste et de l’unité d’élite de la Brigade Golani. Deux appareils Boeing 707 se posent sur le site, l’un ramenant des équipements médicaux, et l’autre le poste de commandement de l’opération. Les soldats de l’unité Sayeret Matkal se déguisent en membres du cortège du président Ougandais Idi Amin Dada afin de mieux confondre les responsables ougandais de la tour de contrôle. La surprise, pèsent-ils, sera la clé du succès de leur opération. Ils réussissent ainsi à s’infiltrer avec succès dans le terminal où les otages sont détenus et parviennent à libérer les libérer après plusieurs échanges de tirs avec les terroristes et les soldats ougandais.

Trois otages ainsi que le Commandant de l’unité Sayeret Matkal, le Lieutenant-colonel Yonathan Netanyahu, furent tués au cours des combats. L’opération a été renommée rétroactivement Opération Yonathan en sa mémoire.

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