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25 septembre 2011

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Lutte anti-terroriste : Tsahal se dote d’un nouveau commando d’élite déployé dans le sud d’Israël

par Israel Defense Forces

Un nouveau commando d’élite a été déployé dans le sud d’Israël pour se consacrer exclusivement à la lutte anti-terroriste. Nous avons assisté pour vous aux tests de sélection de cette unité d’élite dont le rôle est devenu essentiel en raison de la menace terroriste grandissante. 

Début des épreuves de sélection dans le désert du Néguev

L’armée Israélienne se dote d’un nouveau commando d’élite – Sa mission : Déjouer toutes les activités terroristes dans la région.

Le sud d’Israël est une vaste région soumise à de nombreuses menaces terroristes. En conséquence, l’armée israélienne a mis en place une nouvelle unité d’élite entraînée à lutter sans relâche contre les activités terroristes dans le sud d’Israël.

Le 18 août dernier, une triple attaque terroriste a eu lieu près d’Eilat qui a causé la mort de 8 israéliens. Ces évènements ont à nouveau démontré l’importance du Commando Rimon créé un an plus tôt pour faire face à ces menaces.

Cette unité constitue une réponse aux nombreux défis auxquels l’armée israélienne est exposée dans le sud du pays à la fois dans la bande de Gaza et dans le désert du Néguev.

« L’unité accueille des soldats d’origines très différentes : des Éthiopiens, des Russes, des Druzes, des juifs orthodoxes et des soldats seuls.  Paradoxalement, cette unité permet de maintenir une grande unité entre les soldats » a exliqué le lieutenant de l’unité à l’équipe du site de Tsahal.

Comment les soldats de cette unité d’élite sont-ils recrutés ?

Nous avons choisi de couvrir le dernier jour du « guiboush » pour le bataillon de reconnaissance de la Brigade Givati, qui s’est déroulé pendant la deuxième semaine du mois d’août, quelques jours seulement après l’intégration des nouvelles recrues du cycle d’enrôlement estival. Le bataillon de reconnaissance de la Brigade Givati s’appelle « Les Renards de Samson » (‘Shoaley Shimshon’ en hébreu) et est composé de 4 compagnies, spécialisées respectivement dans la reconnaissance, la lutte anti-chars, la liaison et le génie militaire.

Chaque brigade d’infanterie, à l’exception de la Brigade Kfir, est composée de trois bataillons réguliers et d’un bataillon de reconnaissance – le bataillon d’élite qui réalise des missions de patrouille et navigation ainsi que des raids et opérations spéciales.

Le rêve de toute jeune recrue d’infanterie est de parvenir à intégrer le prestigieux bataillon de reconnaissance, « Sayeret » en hébreu : malgré la longueur et la difficulté particulières de la formation dispensée, les Israéliens ont conscience des bénéfices qu’ils retireront à l’issue de ces 3 années de service militaire au sein d’un groupe de grande valeur. Discipline, détermination, résistance à la pression, capacité de réflexion, exécution rapide et réussie des missions, ne sont qu’une partie des qualités que les soldats de ces bataillons d’élite développent. Il n’est d’ailleurs pas surprenant qu’une large proportion de la classe dirigeante israélienne, que ce soit dans la sphère économique comme politique, a fait ses classes dans ces bataillons.

Pour gagner leur place dans un bataillon de reconnaissance, les recrues sont soumises pendant plusieurs jours à une batterie de tests très éprouvants physiquement et mentalement, qui visent à évaluer leurs aptitudes présentes mais surtout leur potentiel et leur volonté. Sur l’ensemble des soldats qui choisissent de passer ce test de sélection, appelé « guiboush » en hébreu (littéralement, cristallisation), seule une poignée sera acceptée.

Début des épreuves de sélection dans le désert du Néguev

Nous arrivons un peu après 4 heures du matin à l’entrée de la base d’instruction de la Brigade Givati, située dans le désert du Néguev à proximité de la frontière égyptienne. Le temps frais et sec contraste avec la chaleur et l’humidité de Tel Aviv d’où nous arrivons. En contrebas de la route, une centaine de recrues divisées en 12 groupes sommeillent à même le sol, enveloppées dans leurs sacs de couchage, sous le regard bienveillant des commandants du bataillon qui se sont relayés pour monter la garde toute la nuit.

L’un de ces commandants nous détaille le programme de la journée : « Il s’agit du dernier jour de tests. Cela fait 2 jours que les soldats enchaînent les marches militaires, sprints et autres exercices physiques, le tout en notre compagnie », explique-t-il. « Aujourd’hui, ils vont devoir réaliser une marche courte de 3 kilomètres, mais la différence avec les marches précédentes est qu’ils seront livrés à eux-mêmes. Le but est de savoir comment ils vont réagir en l’absence de leurs commandants. Comme nous ne serons pas là pour juger, des fiches seront remplies par chacun des soldats à la fin de la marche, ce qui nous permettra de savoir comment chaque élément se comporte réellement dans le groupe. 40% de la note finale qui leur sera attribuée dépend de ce questionnaire, cette épreuve n’est donc pas à prendre à la légère. Puis, ils concluront la journée sur une dernière série de tests physiques telles que des sprints, des épreuves de force, de lutte, etc. »

Il est à présent 4h30, et les premières recrues s’extirpent de leurs sacs de couchage, torse nu. Cinq minutes plus tard, elles sont habillées et leurs commandants leur font déjà multiplier les courses de quelques dizaines de mètres, dans le but de réveiller leurs muscles engourdis et endoloris par les épreuves des deux jours précédents. A 4h50, la plupart des soldats ont revêtu tout leur équipement et reçoivent les dernières instructions avant le départ, alors que quelques retardataires se font soigner leurs blessures. Le temps d’un court entretien avec Daniel, un infirmier militaire d’origine française et d’une trentaine d’années en période de réserve, qui nous explique que la majorité des soldats est encore en lice, et les groupes se mettent en route.

Suite des épreuves de sélection dans le désert du Néguev

La marche part comme prévu à 5 heures pile. Elle se déroule dans un excellent état d’esprit, les soldats portant tour à tour l’équipement commun. « Qui peut venir prendre le brancard ? », lance un soldat. « Et le jerricane d’eau ? », répond un second en écho. Leurs camarades accourent à la rescousse pour les délester de leur fardeau. Plusieurs recrues boitent mais parviennent tout de même à avancer, par la force de leur volonté.

Une demie-heure plus tard, les soldats arrivent sous les premiers rayons de soleil après avoir avalé les 3 kilomètres. A peine ont-ils eu le temps de retirer leur équipement et de s’étirer en compagnie de leurs commandants qu’ils doivent attaquer la seconde partie du programme. Au menu, plusieurs ateliers : reptations, sprints, épreuves de force et de lutte, suspension à bout de bras à une barre horizontale, passage d’un muret sans laisser le brancard toucher le sol, et autres activités de groupe.

Chaque équipe se relaie à tour de rôle aux différents ateliers, selon les instructions de leurs commandants qui sont décidés à ne pas leur faire de cadeau. La défaillance d’un seul soldat pénalise l’ensemble du groupe qui se voit condamné à reprendre l’exercice de zéro. L’intention des commandants est d’enseigner à leurs soldats un principe de solidarité bien connu dans Tsahal stipulant que « si un soldat tombe, tous les soldats tombent avec lui ».

Les jeunes soldats mettent leurs dernières forces dans ces épreuves alors que des commandants réservistes prennent des notes sur chacun d’entre eux. A la fin de la matinée, ils passeront à tour de rôle un entretien individuel qui permettra au jury d’affiner sa notation des recrues. Sur l’ensemble des recrues ayant tenté leur chance, moins d’un tiers sera admis dans le bataillon d’élite de la brigade à l’issue des tests. Les déçus quant à eux retourneront dans les bataillons réguliers Rotem, Shaked et Tsabar.

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