Aller au contenu principal

19 septembre 2011

4

A la conquête du béret argenté (partie 1/3)

par Israel Defense Forces

Rarement sous le feu des projecteurs, les soldats du Génie Militaire seraient les premiers à être envoyés sur le terrain. Steven, « soldat seul » d’origine française depuis quatre mois, nous fait partager l’intensité d’une épreuve particulière dans un paysage grandiose après laquelle il pourra fièrement arborer le béret argenté de son unité.

Steven et deux amis, Rebecca et Benjamin : trois "Soldats Seuls" font leurs courses pendant leur permission

Cette semaine nous vous emmenons deux jours aux côtés des soldats de l’Unité de Génie Militaire (en Hébreu, « Handassa Kravit ») au Sud d’Israël, dans une base aux abords d’Eilat abritant le Centre de Formation où se déroulent leurs entraînements depuis quatre mois. Nous rejoignons les combattants de l’unité, et parmi eux, Steven K., d’origine française, et ses compagnons pour l’étape cruciale qui signifiera la fin de leur formation de base, la marche durant laquelle il recevront le béret gris des combattants du Génie: le « Massa Koumta ». Cette marche ultime, de presque une quarantaine de kilomètres, chargée d’émotion et de symboles, marque le passage des quatre premiers mois de classes et le début de la phase d’entraînement avancée, beaucoup plus difficile.

C’est par leurs jambes que les soldats acquièrent le droit de porter le fameux béret gris sur leur épaule, dernier détail indispensable qui manque à leur uniforme de combattant.

Au fil de ces deux jours, au hasard de conversations à la dérobée et d’informations recueillies auprès des soldats et des commandants, nous vous donnerons à les connaître, et nous tenterons de retranscrire au mieux l’intensité de ce moment privilégié à leurs côtés.

En chiffres: la « marche du béret » – le « Massa Koumta » – c’est plus de 35 km, 10 heures de marche et de course, et environ 30 kilos de charge sur les épaules. C’est aussi plus de 500 soldats, et parmi eux 15 combattantes, et 20 « soldats seuls », venus de l’étranger et dont nous reparlerons bien sûr plus loin.

« soldats seuls » ou la motivation fait la différence

Le soldat Steven K., 19 ans, est arrivé en Israël en Octobre 2009 et a passé sa première année en Israël à étudier l’hébreu à l’université de Tel Aviv, afin d’intégrer une unité combattante de Tsahal. Son rêve premier était d’intégrer l’unité prestigieuse des Parachutistes, dont les soldats ont été les premiers à pénétrer dans la vieille ville de Jérusalem et à se recueillir au Mur des Lamentations depuis l’Indépendance d’Israël, après les combats acharnés de la Guerre des Six Jours en 1967. Finalement, il sera bientôt combattant dans l’unité de Génie Militaire.

Les soldats israéliens sont jeunes, leurs parents sont souvent très impliqués dans leurs démarches, soutiennent leurs efforts, assistent à leurs réussites. Pour ceux dont la famille se trouve à des milliers de kilomètres, le manque se fait parfois sentir. Dans l’unité de Génie Militaire, nous découvrons qu’un accueil particulièrement chaleureux est réservé aux soldats seuls.

« Lorsque les familles des soldats viennent pour la cérémonie qui achève le « Massa Koumta », vous n’avez parfois personne de proche qui puisse être là. C’est dans ces moments que nous faisons tout particulièrement attention à vous, afin que vous vous sentiez entourés et félicités comme les autres. Nous sommes très fiers de vous, nous avons conscience qu’il est plus difficile pour vous de tenir le coup pendant les classes « , explique l’un des commandants dans un hébreu simple et chaleureux, afin d’être compris des soldats d’origine américaine, canadienne, russe, belge ou française.

Une jeune fille, originaire de Belgique, nous raconte fièrement son parcours du combattant au sein de l’unité. Le Caporal Laura G.  fait partie du Bataillon NBC (Nucléaire Biologique Chimique), spécialisé dans le traitement de la menace qu’incarnent les armes non-conventionnelles. Cette unité particulière est mixte, formée à la fois de soldats et de soldates, qui travaillent ensemble et servent exceptionnellement le même nombre d’années – 3 ans. Cette branche a été créée au lendemain de la guerre du Golfe, alors qu’Israël vivait sous la menace des missiles SCUD, afin que Tsahal soit paré pour une éventuelle attaque.

Une discussion en aparté avec leurs commandants met en lumière une contradiction apparente: parmi les meilleurs soldats de l’unité, la plupart sont des « soldats seuls » – malgré les difficultés particulières dues à leur situation. Leur secret? Une motivation à toute épreuve. Bien que les premiers jours aient été durs à vivre pour Steven, il a très vite pris conscience du rôle de son unité dans l’histoire tourmentée de ce pays et il réalise l’importance de sa position.

%d blogueurs aiment cette page :