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26 juillet 2011

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Le parcours du combattant de Ruben : le plus dur est de commencer

par Israel Defense Forces

Pendant un mois, nous vous proposons de suivre une nouvelle recrue de Tsahal durant ses classes. Une fois par semaine, nous ferons le point avec Ruben, un « soldat seul » d’origine italienne, qui compte intégrer une unité combattante et qui vient tout juste d’être appelé par Tsahal.

Sarah B.

La période des classes (en hébreu : « Tironout »), brusque passage de la vie civile à la vie militaire, est souvent une épreuve difficile pour les jeunes recrues et leurs parents. D’autant plus difficile pour les parents des « soldats seuls », qui se trouvent à des milliers de kilomètres et ne peuvent suivre qu’en pointillés ce chapitre unique de la vie de leur enfant devenu soldat. C’est le cas des parents de Ruben.

Cette expérience est partagée par toutes les recrues, hommes et femmes, appartenant à tous les corps d’armée et toutes les unités, combattantes ou non. Si l’on s’amusait à comparer les souvenirs d’un adulte israélien d’une quarantaine d’années au récit d’un jeune soldat, l’on s’apercevrait que l’expérience des classes est restée similaire, à peu de chose près. La société israélienne a de multiples facettes ; une partie de sa population a immigré du monde entier et a emporté avec elle un bagage culturel qui apporte une richesse, une ouverture et un formidable dynamisme au pays. Pendant les classes, des soldats venus des quatre coins du pays sont amenés à partager ensemble une expérience unique et formatrice. L’un des objectifs de la période des classes est donc de rassembler la population autour d’un souvenir commun afin d’en faire un pan important du patrimoine culturel israélien.

Ruben, 22 ans, est né à Rome. A 18 ans, il entreprend son premier long voyage en Israël, dans le cadre d’un programme de découverte. Il tombe rapidement amoureux du pays. Le projet qu’il avait nourri depuis son plus jeune âge – s’établir définitivement en Israël – se hisse de nouveau au premier rang de ses priorités. Il rentre néanmoins en Italie et se donne un an pour convaincre son entourage et ses parents que son projet a un sens et qu’il est déterminé à le réaliser.

Ruben peu de temps après son enrôlement

Le grand jour est enfin arrivé. Depuis trois mois, Ruben a partagé son temps entre l’apprentissage intensif de l’hébreu dans un kibboutz du nord du pays avec d’autres nouveaux immigrants, les démarches administratives pour intégrer l’armée rapidement, et les entraînements physiques afin d’être préparé à un service dans une unité combattante.

Nous le retrouvons aujourd’hui au centre d’enrôlement. Ruben, encore en civil, accepte de répondre à nos questions dans un hébreu presque parfait, marqué par un accent italien. « Je n’ai pas peur, je suis simplement ému », nous confie-t-il. « On m’a proposé d’autres rôles à l’armée, mais je savais depuis le début que je voulais être combattant. Je suis venu de si loin pour avoir un impact sur le terrain, rien de moins. »

Les derniers jours avant l’enrôlement ont été chargés : passage chez le coiffeur, achat de l’équipement indispensable (des baskets, un grand sac à dos, etc.), dernières rencontres et sorties au restaurant en tant que civil avec ses amis.

L’entraînement délivré pendant les classes, qui s’effectue parfois dans des conditions rigoureuses, poursuit un double but : inculquer les principes et les valeurs de l’armée israélienne et développer l’esprit de groupe et l’entraide chez des jeunes venus d’horizons très différents. Les classes comprennent notamment des cours de premiers secours, d’éthique, d’histoire d’Israël, des séances de tir, l’apprentissage de la discipline, des gardes, etc.

« Tironout ». Il a beau avoir demandé autour de lui ce qui se cache derrière ce mot, la vision du monde dans lequel il s’apprête à entrer demeure trouble et confuse. En tant que nouvel immigrant, Ruben part directement pour la base de Mihvé Alon, spécialisée dans l’accueil des recrues venues de l’étranger. Pendant trois semaines, il va y apprendre les nouvelles exigences de sa vie de soldat, ses droits et options mais aussi ses devoirs.

Son nom apparaît enfin sur l’écran des appelés. Il monte dans l’autobus et rejoint des camarades qu’il ne connaît pas après avoir chaleureusement embrassé son oncle Fabrizio. Parmi les encouragements des familles des recrues, retentit un « In Bocca al lupo », familièrement « bonne chance » en italien.

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