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17 juillet 2011

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« Ma mission : défendre l’image de Tsahal » – Partie 1/2

par Israel Defense Forces

Découvrez le service de communication internationale de l’Unité du Porte-Parole avec Déborah : « Pendant l’Opération Plomb Durci, les manifestations anti-Tsahal me faisaient froid dans le dos. J’ai décidé de m’enrôler dans l’armée pour ne plus être spectatrice. »

Sarah B.

Déborah accompagne des journalistes à la rencontre de soldats de la Marine. Photo : Nellu Cohn, extrait du livre "TZAHAL"

Déborah Grau a grandi en Belgique. A 18 ans, une fois son bac en poche, elle prend la décision de s’installer en Israël pour étudier.

Alors qu’elle s’apprête à achever sa première année en Sciences Politiques à l’Université de Tel Aviv, elle décide subitement de mettre ses études entre parenthèses pour s’enrôler dans Tsahal.

Aujourd’hui Déborah a fini son service militaire et retourne fièrement sur les bancs de la fac au collège d’Herzliya. Avec nous, elle revient sur ces deux années de service militaire et nous explique les raisons de son engagement.

Peux-tu nous expliquer ce que tu faisais avant de prendre ta décision d’intégrer l’armée ?

Je suis née en Belgique, et j’ai vécu avec toute ma famille là-bas. Depuis mon plus jeune âge, j’étais membre du mouvement de jeunesse HaNoar Hatzioni. J’étais impliquée dans la vie juive de la jeunesse en Belgique. A 18 ans, il m’a semblé tout à fait naturel d’immigrer en Israël comme beaucoup d’autres jeunes, mais mon intention initiale était d’étudier. J’ai passé ma première année en Israël dans un programme de l’Université de Tel Aviv pour nouveaux immigrants, afin de me familiariser avec l’hébreu et de me préparer à étudier les sciences politiques sur un campus israélien.

A fin de cette première année d’intégration dans le pays, j’ai été reçue à l’Université de Tel Aviv en Sciences Politiques, une matière que j’avais toujours rêvé d’étudier, qui plus est en Israël où la situation diplomatique, politique et sécuritaire est passionnante.

Qu’est-ce qui t’a décidée à mettre tes études entre parenthèses ?

Lorsque l’Opération Plomb Durci éclate (NDLR : le 27 décembre 2008), je suis submergée par  la vague d’images qui parviennent du front et par les réactions de toutes parts dans les médias, les rues, les cercles d’amis. A l’université, les manifestations anti-Tsahal me font froid dans le dos.  Alors que j’avais toujours été une étudiante sérieuse et appliquée, je décide de ne plus aller an cours car l’ambiance m’oppresse,  et je passe ma journée scotchée à mon téléviseur avec ma « coloc ». Je ne veux rien manquer de ce qui se dit sur Tsahal sur la scène internationale. Je comprends vite que ce n’est pas depuis ma chambre universitaire que je pourrai agir, et cette crise médiatique constitue pour moi un prétexte très sérieux : je  prends la décision ferme de m’enrôler dans l’armée, de passer du statut de spectatrice à celui d’actrice.

L’unité que je vise et dans laquelle je serai finalement admise est Dover Tsahal, l’Unité du Porte-Parole de l’Armée Israélienne. Cette unité est responsable des relations avec les médias et des relations publiques de Tsahal en Israël et dans le reste du monde.

Pourquoi Dover Tsahal en particulier ?

Je pense que lorsqu’on vient de l’étranger, on a déjà été confronté au jugement des médias internationaux sur Tsahal. J’avais souvent eu l’impression qu’on défigurait l’Armée Israélienne. Dover Tsahal est la seule unité qui concentre son effort pour améliorer l’image de Tsahal à travers le monde.

Comment se passent tes débuts à l’Armée ?

J’ai passé les tests traditionnels antérieurs à l’enrôlement, puis en l’espace de deux mois, j’ai été incorporée dans Tsahal, le 11 mars 2009. La période des classes (‘Tironout’) qui a suivi a été la période la plus intense et la plus heureuse de toute ma vie. J’ai rejoint un groupe de filles qui avaient déjà donné un an au pays, par le biais du programme « Shnat Sherout » (NDLR : une année de volontariat précédant le service militaire). Des filles vraiment idéalistes, plus motivées par l’engagement civil que militaire pour Israël. On se comprenait, on avait en commun une volonté et un idéalisme très forts.

Dès mon arrivée dans Dover Tsahal, je suis affectée au service de communication internationale, dont la mission est d’accompagner les journalistes dans leurs requêtes, pour les régions Europe, Asie et Amérique Latine. Ce service gère les relations entre les médias du monde entier et Tsahal. Par exemple, les journalistes ont besoin d’une confirmation sur un évènement, ou s’ils souhaitent réaliser des reportages sur l’armée, ils font appel à nous. Nous sommes les seuls à pouvoir leur organiser une rencontre avec un parachutiste, un pilote de l’Armée de l’Air, ou à obtenir les autorisations pour qu’ils accèdent et qu’ils filment les endroits stratégiques, etc. Nous préparons leur visite et nous les accompagnons sur le terrain. Nous consacrons une grande partie de notre temps à chercher les militaires les plus pertinents qui sauront répondre aux questions des journalistes.

Quelle est la journée type ?

Réveil à 5h30 tous les jours sans exception. La première chose qu’on fait au bureau, c’est un débriefing de tout ce qui a été publié sur Tsahal pendant la soirée de la veille et pendant la nuit. L’un d’entre nous reste au bureau toute la nuit, épluche la presse et nous présente un rapport détaillé le matin avant de se mettre au travail. Ensuite, on se regroupe par département, et on prépare les visites pour les journalistes, on répond à leurs questions, etc. Plusieurs fois par semaine en général nous accompagnons des journalistes sur le terrain.

Quand la situation est tendue sur le terrain, en cas de guerre, d’opération, ou de crise, bien sûr, le planning est bouleversé. Nous travaillons sous pression, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Car sur le terrain aussi, la situation évolue en permanence, et nous avons appris à vivre au rythme des roquettes, des combats et des opérations.

Une des grandes difficultés à gérer est la rapidité avec laquelle l’information se propage, qu’elle soit véridique ou non d’ailleurs. Si des roquettes tombent sur le sud du pays, nous sommes presque instantanément assiégés par les journalistes, avant même d’avoir eu le temps de vérifier l’information. Nous avons la consigne de privilégier la qualité à la rapidité et la quantité. Tant que nos sources ne sont pas certaines et tant que nous ne possédons pas l’ensemble des paramètres, nous ne validons pas l’information. Nous ne communiquons pas autour d’une rumeur ou d’une supposition, ce qui n’est pas toujours le cas dans le camp adverse… Ce qu’il faut aussi savoir, c’est que nous n’avons aucun contrôle ou droit sur ce que le journaliste écrira finalement dans son article.

L’impatience et les exigences des journalistes et du public rendent le travail difficile.

Cliquez ici pour accéder à la partie 2.

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