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3 juillet 2011

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Quatre français dans Nahal – Partie 1/5 : la Formation du Quatuor

par Israel Defense Forces

Nous rencontrons cette semaine à Tel Aviv Dan, Simon, Samuel et Julien, dans une ambiance conviviale et décontractée. Ces quatre garçons d’origine française ont fait le choix à 18 ans, le bac en poche, de venir vivre une expérience en Israël – Partie 1 : La Formation du Quatuor.

Sarah Barembaum

Nous rencontrons cette semaine à Tel Aviv Dan, Simon, Samuel et Julien (alias Belleche), dans une ambiance conviviale et décontractée. Ces quatre garçons d’origine française ont fait le choix à 18 ans, le bac en poche, de venir vivre une expérience en Israël. Le quatuor de choc que nous avons la chance d’interviewer s’est formé pendant leur service militaire. Un service de 18 mois avec le statut de soldat seul qu’ils ont choisi d’effectuer volontairement dans le cadre du programme Mahal. D’emblée, nous comprenons que c’est pendant cette période intense que des liens solides, presque fraternels, se sont créés entre les garçons. C’est aussi l’occasion de présenter le programme Mahal, qui constitue une alternative au service militaire classique pour les jeunes étrangers fraîchement arrivés en Israël,  et de revenir avec eux sur leur expérience et leurs souvenirs à l’armée.

L’avant-Tsahal

Après leur licence, Simon et Samuel, qui ont alors 22 ans, décident de s’enrôler dans l’armée israélienne par le biais du programme Mahal. Ce programme permet à des jeunes venus de l’étranger qui n’ont pas la nationalité israélienne de servir dans Tsahal pendant 18 mois en préservant leur statut de touriste. «Initialement, j’étais venu pour passer un an en Israël. Pendant mes études j’ai pris conscience que je voulais sérieusement m’établir ici. Naturellement, j’ai commencé les démarches pour rejoindre Tsahal. Ces deux décisions sont intimement liées», explique Simon. Parallèlement, Belleche et Dan entament aussi leurs démarches de leur côté. Dans la plupart des cas, les jeunes recrues du programme Mahal intègrent la Brigade d’Infanterie Nahal, créée en 1982 à la fin de l’Opération Paix en Galilée,  et qui a largement favorisé l’intégration des nouveaux immigrants en Israël en recrutant nombre d’entre eux dans ses rangs.

L’enrôlement des quatre adolescents est prévu pour le mois d’octobre 2008.

Premiers pas – ou « Notre meilleure période à l’armée… »

La base de Mihvé Alon est une base spécialisée dans l’accueil des nouveaux immigrants dans l’armée

La première expérience au sein de Tsahal des recrues originaires de l’étranger est généralement un séjour dans la base de Mihvé Alon, la base spécialisée dans l’accueil des nouveaux immigrants à l’armée. L’accueil adapté qui leur est réservé permet de faciliter leur passage de la société civile à la sphère militaire.

Le groupe se trouve projeté dans un microcosme fascinant où sont mélangés des futurs combattants venus du monde entier : Éthiopie, Russie, États-Unis, Amérique du Sud, France, etc. En l’espace de trois semaines, les nouvelles recrues doivent intégrer le vocabulaire militaire et apprendre à trouver leurs marques dans ce nouveau monde. « Nous avions tous laissé notre vie antérieure de côté et avions pris notre courage à deux mains pour servir dans Tsahal. Nous étions sur-motivés. Tout ce que l’on nous demandait de faire, nous le faisions en courant ! », raconte Samuel.

La cristallisation du quatuor

Dan, première nuit à l'armée

Dès leur arrivée, les recrues sont séparées en deux sections et Dan se retrouve seul dans le premier groupe. « J’étais déprimé et j’essayais déjà de me faire à cette mauvaise nouvelle. Soudain mon commandant frappe à la porte ; il me demande de le suivre. Je m’exécute et il m’emmène dans la chambre de Belleche : nos lits étaient même voisins », se souvient Dan. Ils avaient par hasard été enrôlés le même jour, puis réunis par un coup de chance dans leur peloton, et ils avaient croisé sur leur chemin Simon et Samuel. « Nous avons réellement sympathisé ensemble lors du retour à la base après notre première permission. Depuis, nous ne nous sommes plus quittés », raconte Simon.

Bien que séparés de nouveau dans les étapes de leur service militaire qui suivirent, ils se retrouvent pendant leurs permissions, et au détour de certaines opérations ou exercices comme vous le verrez par la suite.

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