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14 juin 2011

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Un Ancien Commandant des Forces Armées Britanniques Parle de Tsahal

par Israel Defense Forces

« Pendant son opération à Gaza, l’Armée de Défense d’Israël a fait plus pour protéger les droits des civils dans une zone de combat que n’importe quelle autre armée dans l’histoire des conflits armés » – Col. Kemp

Dimanche 12 juin au soir, le Colonel Richard Kemp, ancien Commandant des Forces Britanniques en Afghanistan, s’est exprimé à Tel Aviv devant un groupe de jeunes professionnels et de soldats. Voici ses mots :

« Permettez-moi de vous dire que c’est un grand honneur d’être dans la même salle que ceux parmi vous qui portent l’uniforme de Tsahal. Vous pensez peut-être que vous ne faites que défendre votre pays, mais en réalité vous défendez le mien aussi. Vous combattez pour l’ensemble du monde occidental et vous êtes sur le front de la bataille ».

« Bien que n’étant pas totalement isolée, ma voix était certainement minoritaire parmi les dizaines de discours qui ont approuvé Goldstone et condamné Israël pendant les deux journées qui ont suivi son audition. Voici ce que j’ai dit au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU : ‘Pendant son opération à Gaza, l’Armée de Défense d’Israël a fait plus pour protéger les droits des civils dans une zone de combat que n’importe quelle autre armée dans l’histoire des conflits armés’.

Que signifiaient mes commentaires ?

En dehors des principes élémentaires de décence et des considérations humanitaires évidentes, les commandants de l’Armée de Défense d’Israël savaient à quel point il est vital dans une opération contre-insurrectionnelle de gagner les cœurs et les esprits de la population, en particulier dans un conflit où ils pouvaient être certains que tuer des civils innocents était exactement la situation dans laquelle l’ennemi essaierait de les attirer.

Parce que le Hamas (comme le Hezbollah au Liban, comme les Talibans en Afghanistan et comme Al-Qaida et les milices Shia en Irak) utilise son propre peuple en tant qu’arme de guerre à la fois tactique et stratégique.

Ils les ont utilisés sur le plan tactique comme boucliers humains, pour se cacher derrière, pour les placer entre les forces israéliennes et leurs propres combattants, parfois en forçant les femmes et les enfants à rester dans des positions à partir desquelles ils s’apprêtaient à effectuer des attaques.

Le Hamas a aussi utilisé ses civils sur un plan stratégique, en incitant les troupes israéliennes à les attaquer et à les tuer. Ses propres civils. Des morts appelées à être exploitées cyniquement dans les médias comme un moyen de discréditer les forces israéliennes (exactement comme ce qu’il se passe presque quotidiennement en Afghanistan).

Dans ces circonstances extrêmement difficiles, les commandants de Tsahal ont pris des mesures sans précédent pour minimiser les victimes civiles. Lorsque cela est possible, ils avertissent les civils au moins quatre heures à l’avance de quitter une zone sur le point d’être attaquée – une précaution qui donnait un avantage net au Hamas.

Les pilotes d’hélicoptères d’attaque avaient le pouvoir de décider d’avorter une frappe s’il y avait un risque trop élevé de victimes civiles dans la zone. Pendant le conflit, Tsahal a autorisé le transfert d’énormes quantités d’aide humanitaire vers Gaza et a même déclaré unilatéralement un cessez-le-feu quotidien de trois heures, tout en sachant que cela donnerait au Hamas un temps et un espace précieux pour se regrouper, se rééquiper et se redéployer pour ses futures attaques.

Les israéliens ont largué un million de tracts avertissant la population des attaques imminentes, ont appelé des dizaines de milliers de foyers palestiniens dans Gaza en les sommant en arabe de quitter les maisons où le Hamas pouvait avoir caché des armes où être en train de se préparer au combat.  Des messages similaires ont été diffusés en arabe sur les ondes de la radio israélienne.

Mais en dépit des mesures extraordinaires israéliennes, un certain nombre de civils innocents ont été tués et blessés. Ceci était inévitable ; ne l’oublions pas : le Hamas a délibérément incité les israéliens à tuer ses propres civils.

Beaucoup de personnes ont contredit mes affirmations sur Tsahal. Mais aucun n’a été capable de me dire quelle autre armée dans l’histoire a fait plus pour protéger les droits des civils dans une zone de combat.

En fait, mes jugements sur les mesures prises dans ce conflit par l’Armée de Défense d’Israël pour épargner des civils ont été corroborés involontairement par une étude publiée par l’ONU elle-même, une étude qui montre que la proportion de victimes civiles par rapport aux victimes combattantes à Gaza était de loin la plus faible de tous les conflits asymétriques dans l’histoire des guerres.

L’ONU estime que cette proportion est en moyenne de trois pour un dans de tels conflits à travers le monde. Trois civils tués pour chaque combattant.

C’est le ratio estimé en Afghanistan : trois pour un. En Irak et au Kosovo, c’était encore pire : on pense que ce ratio est de quatre pour un. Des sources non confirmées suggèrent que les ratios étaient bien plus élevés en Tchétchénie et en Serbie.

A Gaza, cette proportion était inférieure à un pour un.

Ce taux extrêmement faible de victimes civiles est en contradiction totale avec la plupart des allégations initiales de Goldstone, et avec l’insistance hébétée de divers groupes de droits de l’homme sur les crimes contre l’humanité présumés d’Israël.

Et à présent, même le Juge Richard Goldstone a changé d’avis.

Comme pour l’Opération Plomb Durci, la tragédie de l’incident de la flottille pour Gaza, l’année dernière, a été largement exploité dans le cadre de la conspiration contre Israël.

Il y a tout lieu de croire que les activistes à bord du bateau Mavi Marmara ont délibérément entraîné l’équipe d’arraisonnement israélienne dans une attaque qui ferait certainement couler du sang et dont les images seraient reprises par les médias dans le monde entier. C’est l’organisation humanitaire turque IHH qui a majoritairement organisé la flottille, et qui avait  acheté le Mavi Marmara spécialement pour l’occasion.

En plus d’être un authentique groupe humanitaire, l’IHH est une organisation islamique radicale. Elle défend des positions violemment anti-israéliennes et anti-américaines, et entretient des rapports avec d’autres groupes jihadistes à travers le monde, y compris avec Al-Qaida. Selon un juge d’investigation français spécialisé dans le terrorisme, l’IHH a joué un rôle majeur dans la planification d’un attentat de grande ampleur à l’aéroport international de Los Angeles à l’aube du deuxième millénaire.

Une grande partie de ceux qui devraient le savoir ont affirmé avec véhémence que le blocus à Gaza constituait une mesure illégale. Mais le gouvernement israélien n’a-t-il pas le droit – non, le devoir – de protéger ses citoyens  contre le réarmement du Hamas et d’autres organisations jihadistes implantées dans la bande de Gaza, qui continuent à attaquer la population civile israélienne à tirs de roquettes, et dont les attaques  s’inscrivent sans l’ombre d’un doute dans un objectif plus vaste de destruction de l’État d’Israël ?

L’un des buts centraux de la conspiration qui vise à délégitimer Israël est d’approuver et de justifier les attaques contre Israël par des groupes tels que le Hamas et le Hezbollah qui sont intimement liés au régime iranien, en leur permettant de frapper Israël en toute impunité, et en soutenant que toutes les mesures de rétorsion ou de défense prises par Israël sont, par essence, disproportionnées et criminelles.

Plus cette conspiration prend de l’ampleur, plus l’instabilité entre Israël et ses voisins est grande. Et moins il y a de chance de signer une paix durable, plus le sang continuera à se répandre de toutes parts dans la région.

Les armes les plus puissantes et les plus efficaces de cette conspiration sont légales, diplomatiques et médiatiques. Fondamentalement, nous nous trouvons dans une guerre des mots. Des mots à qui internet, la mondialisation et le 21ème siècle donnent un pouvoir sans précédent ».

Pendant la séance de questions qui suivit son allocution, le colonel Kemp dut expliquer ce qui avait poussé son extraordinaire témoignage de soutien à l’État juif.

« A part l’expérience que j’ai eue lorsque j’ai travaillé avec l’Armée Israélienne, qui aurait été largement suffisante pour mesurer la bonne foi de celle-ci, deux événements sont venus renforcer ma certitude.

Le premier s’est produit lorsque j’étais commandant des Forces Britanniques en Afghanistan. D’un seul coup, nous étions confrontés à un ennemi dont de nombreuses tactiques consistaient à réaliser des attentats suicides. Nous n’avions jamais été confrontés à des attentats suicides auparavant, et nous n’avions aucune stratégie pour les combattre.

J’ai téléphoné à l’un de mes contacts israéliens, qui m’a organisé une rencontre avec un Général de Brigade de l’Armée Israélienne à Londres. Cet homme (un commandant à plein-temps d’une unité opérationnelle) a pris le temps de se rendre en Grande-Bretagne dans les deux jours qui ont suivi mon appel et nous nous sommes assis dans le hall d’un hôtel londonien. Pendant quatre heures, il a parlé et j’ai pris des notes. C’est après cette mise au point que toute la stratégie anti-attentat-suicide des Forces Britanniques fut élaborée. Et pour cela, je suis reconnaissant.

Le deuxième incident est survenu deux ans plus tard, à la suite des attentats terroristes de Londres le 7 juillet 2005. Nous avons été profondément ébranlés par ces attaques au Royaume-Uni, et les premiers à avoir appelé pour proposer de l’aide – en fait, pendant plusieurs semaines, ils étaient les seuls à nous téléphoner – furent les dirigeants de Tsahal. C’est alors que nous avons su qui étaient nos vrais alliés ».

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