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13 juin 2011

Sœurs d’Armes

par Israel Defense Forces

Deux sœurs ont décidé de quitter leurs maisons aux États-Unis et de servir dans l’Armée Israélienne en tant que combattantes. Elles partagent leur histoire passionnante avec nous, reviennent sur leurs difficultés, les moments mémorables et le soutien mutuel dont elles font preuve pour traverser cette étape.

Rotem Eliav

A l’heure actuelle, il y a plus de 5000 « soldats seuls » qui servent dans l’armée israélienne. Certains sont désignés comme tels parce qu’ils viennent de familles éclatées, d’autres parce qu’ils ont immigré en Israël depuis leur pays d’origine pour défendre la nation qu’ils chérissent. Dorin et Gitit Chromoy sont deux soldates seules américaines originaires de Cranford dans le New Jersey. Âgées respectivement de 18 et 21 ans, elles se sont non seulement portées volontaires pour s’enrôler dans Tsahal, mais ont en plus tenu à devenir combattantes.

Bien qu’elles n’aient jamais vécu en Israël, les deux sœurs sont arrivées à l’âge de 18 ans grâce au programme Garin Tsabar. Ce programme aide les adolescents du monde entier à s’acclimater à la vie en Israël avant leur période de service militaire. Ainsi, après trois mois passés dans un kibboutz, ils rejoignent les rangs de Tsahal. « J’ai décidé de rejoindre Tsahal il y a plusieurs années, et ce n’est devenu réalité que récemment » partage Dorin, la sœur cadette. « J’ai l’impression que pour vivre ici, j’ai besoin de faire tout ce que font les Israéliens, y compris de remplir l’obligation de servir dans Tsahal. Je voulais aussi sentir que je rends quelque chose à ce pays qui donne tant aux autres ».

Une expérience pas exempte de difficultés

Dorin a récemment achevé ses classes dans le Corps de Collecte de Renseignements. Tout comme les compagnies masculines, les compagnies féminines de ce corps sont chargées de collecter des informations sur des suspects, de surveiller pendant des heures une zone qu’on leur a attribuée. Elle nous explique que « l’effort et le plaisir sont des mots interchangeables à l’armée. Chaque marche militaire que l’on fait est plus dure que la précédente. Mais une fois que l’on en est venu à bout, l’expérience paraît amusante et enrichissante ».

Gitit, quant à elle, sert depuis déjà deux ans dans l’unité Oketz qui se spécialise dans la formation de chiens à des missions spéciales. « J’ai toujours voulu être soldate, même lorsque je vivais aux États-Unis. Je me posais des questions sur les opportunités offertes aux filles souhaitant servir en tant que combattantes et j’ai été agréablement surprise de découvrir la grande variété de positions ouvertes aux filles dans Tsahal ».

Dorin quelques instants après avoir prêté serment

« Pour une combattante, le plus délicat au départ est de partager son quotidien avec 40 autres filles et de renoncer à toute forme d’intimité. Mais très vite, on oublie ce genre de considérations. Nous nous sommes vues dans notre pire état, et nous n’avons plus honte parce que nous portons toutes le même uniforme », poursuit-elle.

Et les meilleurs moments ?

Lorsqu’on les interroge sur les moments positifs qui les ont le plus marquées pendant leur service, elles nous lancent avec un grand sourire « Il y en a tellement ! Il y a le moment où l’on se rend compte que les filles qui nous entourent à l’armée sont les gens sur qui on peut le plus compter et que l’on pourrait donner n’importe quoi pour elles. Il y a le moment où l’on pensait qu’on était à deux doigts d’abandonner, lors d’une longue marche par exemple, mais plutôt que de laisser tomber on se surprend à attraper une autre fille en difficulté par le bras et à la traîner de toutes ses forces jusqu’à la ligne d’arrivée. Il y a le moment où mon chien Shaft et moi avons travaillé pour la première fois comme une véritable équipe,  mutuellement connectés », ajoute Gitit.

Bien que les deux sœurs aient l’intention de voyager après leur service, elles ont choisi de mener leur vie d’adulte en Israël. « D’ailleurs, dit Gitit, je ne partirai pas d’Israël tant que Dorin sera ici. Je dois être là pour elle. Quand elle m’a rejointe, c’était la meilleure chose qui me soit arrivée. J’ai instantanément cessé de me sentir soldate seule ».

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